Chap. N° 04

 

Modélisation macroscopique

de l'évolution d'un système

Exercices

Cours.

Exercices 2023


 
 
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Exercices :

 

Préparation à l’ECE :  Étude d’un solvant : l’éthanoate d’éthyle

Applications :

Suivi cinétique d'une réaction chimique

Étude de la décomposition d'un antiseptique

DS

1)- Exercice 02 page 84 : Justifier une méthode expérimentale.

2)- Exercice 04 page 84 : Étudier l’influence d’un catalyseur.

3)- Exercice 05 page 85 : Exploiter des informations sur la catalyse.

4)- Exercice 06 page 85 : Déterminer un temps de demi-réaction.

5)- Exercice 08 page 85 : Déterminer une vitesse d’apparition.

6)- Exercice 10 page 86 :  Vérifier un ordre de réaction.

7)- Exercice 12 page 86 : Déterminer la valeur d’une dérivée.

8)- Exercice 14 page 87 : Modélisation d’une courbe.

9)- Exercice 15 page 87 : L’eau de Javel.

10)- Exercice 19 page 87 : Analyse médicale.

11)- DS N° 01 : Le parfum de poire (30 min)  : exercice 22 page 90.

12)- DS N° 02 : Ordre d’une réaction (30 min) : Exercice 23 page 87.

13)- DS N° 03 : Vitesse d’une réaction (30 min) : Exercice 24 page 91.

 

QCM réalisé avec le logiciel Questy

Pour s'auto-évaluer

Les facteurs cinétiques

La vitesse d'évolution d'un système

La loi de vitesse d'ordre 1

Sous forme de tableau

1)-  Exercice 02 page 84 : Justifier une méthode expérimentale  :

Justifier une méthode expérimentale :

 

On suit l’évolution de la concentration en diiode de quatre mélanges réactionnels

(A, B, C et D)

lors de la réaction entre le peroxyde d’hydrogène H2O2 (aq), les ions iodure I (aq) et les ions hydrogène H+ (aq).

L’équation s’écrit :

H2O2 (aq) + 2 I(aq)  + 2 H+ (aq) →  I2 (aq) + 2 H2O (ℓ)

Le diiode est la seule espèce colorée.

Les quantités initiales de réactifs dans les mélanges réactionnels de volumes égaux sont données ci-dessous :

Mélange

A

B

C

D

n0 (I) mmol

2

1

1

2

n0 (H2O2) mmol

0,20

0,20

0,10

0,20

n0 (H+) mmol

20

20

20

10

Pour chaque mélange, on trace l’évolution de la concentration en diiode au cours du temps :

graphique

1.  Justifier l’utilisation d’un spectrophotomètre pour suivre l’évolution de la concentration en diiode dans les mélanges.

2.  En comparant les courbes deux à deux, montrer l’influence de la concentration sur la rapidité d’évolution d’un système.

 

 

Justifier une méthode expérimentale :

 

1.  Utilisation d’un spectrophotomètre pour suivre l’évolution de la concentration en diiode dans les mélanges.

-  Le diiode est la seule espèce colorée.

-  On peut mesurer l’absorbance du mélange réactionnel au cours du temps.

-  On peut utiliser cette méthode lorsqu’une espèce colorée se forme ou disparaît au cours de la réaction.

-  Le diiode, qui donne à la solution une teinte jaune-orangé, est la substance absorbante.

-  À l’instant t = 0 (il faut faire démarrer le chronomètre), on réalise le mélange réactionnel.

-  Puis, on prélève 2 mL du mélange réactionnel à l’aide d’une seringue que l’on les verse dans la cuve du spectrophotomètre.

-  on mesure la valeur de l’absorbance à différentes dates.

-  Pour connaître la concentration en diiode au cours du temps, on utilise la loi de Beer-Lambert.

-  Comme la concentration en diiode est faible, l’absorbance de la solution est proportionnelle à la concentration en diiode :

-  A = k [I2]

-  On peut ainsi tracer la courbe [I2] = f (t)

2.  Influence de la concentration sur la rapidité d’évolution d’un système.

-  On étudie les courbes deux à deux en faisant en sorte qu’un seul paramètre soit modifié.

-  Courbes A et C :

Mélange

A

B

n0 (I) mmol

2

1

n0 (H2O2) mmol

0,20

0,20

n0 (H+) mmol

20

20

-  C’est la quantité de matière initiale de diiode qui change entre l’expérience A et l’expérience B.

-  n0 (I)An0 (I)B : n0 (I)A = 2  n0 (I)B 

-  Exploitation graphique :

-  La courbe A se situe au-dessus de la courbe B.

-  Le diiode se forme plus vite dans l’expérience A que dans l’expérience B.

-  Courbes B et C :

Mélange

B

C

n0 (I) mmol

1

1

n0 (H2O2) mmol

0,20

0,10

n0 (H+) mmol

20

20

-  C’est la quantité de matière initiale de H2O2 (aq) entre l’expérience B et l’expérience C.

-  n0 (H2O2)Bn0 (H2O2)C : n0 (H2O2)B  = 2  n0 (H2O2)C 

-  Exploitation graphique :

-  La courbe B se situe au-dessus de la courbe C.

-  Le diiode se forme plus vite dans l’expérience B que dans l’expérience C.

-  Courbe A et D :

Mélange

A

D

n0 (I) mmol

2

2

n0 (H2O2) mmol

0,20

0,20

n0 (H+) mmol

20

10

-  C’est la quantité de matière initiale de H+ (aq) entre l’expérience A et l’expérience D.

-  n0 (H+)An0 (H+)D : n0 (H+)A  = 2  n0 (H+)D 

-  Exploitation graphique :

-  La courbe A se situe au-dessus de la courbe D.

-  Le diiode se forme plus vite dans l’expérience A que dans l’expérience D.

-  La concentration des réactifs est un facteur cinétique.

-  Quand la concentration des réactifs diminue, le système chimique évolue plus lentement et inversement.

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2)- Exercice 04 page 84 : Étudier l’influence d’un catalyseur :

Étudier l’influence d’un catalyseur :

 

La rhodamine, utilisée comme colorant dans l’industrie du papier, doit être éliminée des effluents industriels.

Pour étudier sa photo-dégradation en présence d’un catalyseur, le dioxyde de titane, on expose à la lumière une solution de rhodamine.

On relève l’absorbance A de la solution au cours du temps.

Sur le graphique ci-dessous, le rapport rapport représente le rapport entre l’absorbance mesurée au temps t et

l’absorbance A0 de la solution avant  l’exposition à la lumière (t = 0 s).

1.  Justifier à l’aide du graphique que le dioxyde de titane est bien un catalyseur et non un réactif.

2.  Déterminer l’influence de la concentration en catalyseur sur la cinétique de la réaction.

-  Représentation graphique :

 graphe

-  Données :

-  On compte la rhodamine 6G, la rhodamine B et la rhodamine 123.

Rhodamine B

 Rhodamine B

C28H31CℓN2O3

 Rhodamine B

Rhodamine 6G

Rhodamine 6G

C28H31CℓN2O3

Rhodamine 6G

Rhodamine 123

Rhodamine 123

C21H17CℓN2O3

Rhodamine 123

 

 

Étudier l’influence d’un catalyseur :

 

1.  Le dioxyde de titane est bien un catalyseur et non un réactif.

-  Le catalyseur :

-  Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une réaction chimique.

-  Au cours de la transformation, il est consommé puis régénéré.

-  En conséquence, sa formule n’apparaît pas dans l’équation de la réaction.

-  Lorsque l’on analyse la courbe verte, on remarque que le dioxyde de titane n’est pas présent et pourtant la réaction a bien lieu.

-  D’autre part en présence de dioxyde de titane, la réaction évolution plus rapidement.

-  Le dioxyde de titane est bien un catalyseur de la réaction photo-dégradation.

2.  Influence de la concentration en catalyseur sur la cinétique de la réaction.

-  L’évolution de la réaction dépend de la concentration en dioxyde de titane.

graphe

-  Plus la concentration en dioxyde de titane est grande et plus la courbe décroît rapidement.

-  Plus la concentration en catalyseur est grande et plus le système évolue rapidement.

-  Pour une concentration de 0,1 g . L–1, la durée de la réaction est d’environ 4 h (courbe rouge).

-  Pour une concentration de 0,5 g . L–1, la durée de la réaction est d’environ 3 h (courbe bleue)

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3)- Exercice 05 page 85 : Exploiter des informations sur la catalyse :

Exploiter des informations sur la catalyse :

 

A.  La découverte de la catalyse.

« Le mot catalyse fut créé par BERZELIUS. C’est pourquoi on lui fit l’honneur de cette découverte,

alors  qu’elle est due à deux français CLÉMENT et DESORMES, son beau-père.

C’est en 1806, dans une note à l’Institut de France à propos de la formation de l’acide sulfurique dans une chambre à plomb,

que se trouve expliqué pour la première fois le mécanisme catalytique. »

D’après La découverte de la catalyse, P. LEMAY,

Dans Courrier médical, 29 mai 1938.

B.  La chambre à plomb.

Le procédé de la chambre à plomb est le procédé historique de production industrielle de l’acide sulfurique.

Introduit par John ROEBUCK en 1746, il met en œuvre une réaction d’équation :

SO2 + ½ O2 + H2OH2SO4

La réaction est plus rapide en présence d’oxydes d’azote. Ces derniers sont continuellement recyclés.

D’après Société chimique de France.

-  Extraire deux informations montrant que les oxydes d’azote agissent en catalyseurs.

 

Exploiter des informations sur la catalyse :

 

L’acide sulfurique (huile de vitriol) est essentiellement un produit de l’industrie.

On le trouve dans certains torrents volcaniques de l’Amérique du Sud.

Il est le composant principal des nuages de la planète Vénus.

 

Dans les sols, l’oxydation du soufre est très lente à l’air humide.

Cette réaction est favorisée par la lumière solaire et une température de 40 ° C.

Acide sulfurique

Acide sulfurique

d = 1,815

M = 98 g . mol–1

Pourcentage en masse : 90 %

H290 : Peut être corrosif pour les métaux

H314 : Provoque des brûlures de la peau

  et des lésions oculaires graves

 Corrosif Nocif ou irritant

L’acide sulfurique est utilisé dans l’industrie chimique, industrie du pétrole, industrie textile, l’industrie alimentaire, la métallurgie.

Il sert à la préparation des engrais, des détergents, d’explosifs (nitroglycérine, trinitrotoluène TNT),…

 

Actuellement, on utilise le procédé de contact comme mode de production industrielle de l’acide sulfurique.

Comme catalyseur de la réaction, on utilise du pentaoxyde de vanadium , V2O5.

-  Ce procédé comporte 3 étapes :

-  Étape 1 : Combustion :

-  Production du dioxyde de soufre SO2, par combustion du soufre S,

-  Étape 2 : Conversion :

-  Oxydation du dioxyde de soufre SO2 en trioxyde de soufre, SO3, en présence d’un catalyseur, le pentoxyde de vanadium, V2O5,

-  Étape 3 : Absorption :

-  Obtention d’acide sulfurique H2SO4, par réaction sur l’acide dilué du trioxyde de soufre SO3.

 

Le procédé de la chambre de plomb,  fournit un acide sulfurique moins concentré et contenant plus d'impuretés.

Il est plutôt destiné à la fabrication  d’engrais (les superphosphates).

 

L’addition d’eau à l’acide sulfurique produit un dégagement de chaleur important et provoque des projections d’acide sulfurique.

Mis en contact avec la peau, l’acide sulfurique occasionne de graves brûlures.

Il est préférable de verser délicatement l’acide dans l’eau et non l’inverse.

-  Deux informations montrant que les oxydes d’azote agissent en catalyseurs

-  La réaction est plus rapide en présence d’oxydes d’azote.

-  Ces derniers sont continuellement recyclés.

-  Les oxydes d’azote accélèrent la réaction chimique.

-  Les oxydes d’azote sont régénérés en fin de réaction pour être recyclés.

-  Ils n’apparaissent pas dans le bilan de la réaction.

 

-  Le catalyseur :

-  Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une réaction chimique.

-  Au cours de la transformation, il est consommé puis régénéré.

-  En conséquence, sa formule n’apparaît pas dans l’équation de la réaction.

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4)- Exercice 06 page 85 : Déterminer un temps de demi-réaction :

Déterminer un temps de demi-réaction :

 

On trace l’évolution, en fonction du temps, des concentrations d’un mélange réactionnel

en ions fer II Fe2+ (aq) et en ions argent Ag+ (aq) au cours de la réaction d’équation :

 

2 Ag+ (aq) + Fe (s) → Fe2+ (aq) + 2 Ag (s)

Le métal fer est en excès.

Représentation graphique :

 graphe

1.  Évaluer la durée tf de la réaction.

2.  Temps de demi-réaction t1/2 et durée de réaction tf:

a.  Déterminer, par deux méthodes différentes, le temps de demi-réaction, t1/2.

b.  Le comparer à la durée de réaction, tf.

 

Déterminer un temps de demi-réaction :

 

1.  Évaluation la durée tf de la réaction.

-  Exploitation graphique :

 graphe

-  La durée de la réaction est d’environ 60 min :

-  tf ≈ 60 min

2.  Temps de demi-réaction t1/2 et durée de réaction tf:

a.  Détermination, par deux méthodes différentes, le temps de demi-réaction, t1/2.

-  Le temps de demi-réaction t1/2 d’un système chimique est la durée au bout de laquelle la moitié du réactif limitant a été consommé.

-  Réaction chimique :

2 Ag+ (aq) + Fe (s) → Fe2+ (aq) + 2 Ag (s)

-  Le métal fer est en excès.

-  En conséquence l’ion Ag+ (aq) est le réactif limitant :

-  Or : [Ag+]0 = 0,080 mol . L–1

-  Au bout de la durée t1/2 : [Ag+]t1/2 = 0,040 mol . L–1

-  Exploitation graphique :

graphe 

-  On peut déterminer t1/2 à partir de l’évolution de la concentration du produit Fe2+ (aq) au cours du temps :

-  Le temps de demi-réaction t1/2 est la date pour laquelle :

-  relation 

-  Exploitation graphique :

graphe 

b.  Comparaison entre la durée de réaction, tf et le temps de demi-réaction, t1/2.

-  La réaction est terminée au bout de 6 t1/2 environ :

-  tf ≈ 6 t1/2

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5)- Exercice 08 page 85 : Déterminer une vitesse d’apparition :

Déterminer une vitesse d’apparition :

On trace l’évolution temporelle de la concentration en diiode I2 (aq), [I2] = f (t),

lors de la réaction entre les ions iodure I (aq) et le peroxyde d’hydrogène H2O2 (aq).

L’équation de la réaction s’écrit :

2 I (aq) + H2O2 (aq) + 2 H+ (aq) →  I2 (aq) + H2O (ℓ)

-  Déterminer graphiquement les vitesse volumiques d’apparition du diiode à

t1 = 0 min et t= 10 min, puis conclure.

 graphe

 

Déterminer une vitesse d’apparition :

-  Détermination graphique des vitesse volumiques d’apparition du diiode à t1 = 0 min et t= 10 min :

  Vitesse volumique d’apparition d’un produit I2 :

-  La vitesse vapp (I2)t d’apparition ,du produit I2 (aq), est égale à la dérivée par rapport au temps de sa concentration :

- Vitesse volumique d’apparition  

  Détermination graphique

-  À l’instant t1, la vitesse vapp (I2)t1 est aussi égale au coefficient directeur de la tangente à la courbe [I2] = f (t)

donnant l’évolution de la concentration du produit I2 en fonction du temps t.

-  Vitesse volumiques d’apparition du diiode à t1 = 0 min :

-  Exploitation du graphe :

 exploitation graphique

-  La vitesse vapp (I2)0 est aussi égale au coefficient directeur a0 de la tangente T0.

- v app(I2)0 = 0,75 mmol / L / min  

-  Vitesse volumiques d’apparition du diiode à t2 = 10 min 

-  Exploitation graphique :

-  La vitesse vapp (I2)10 est aussi égale au coefficient directeur a10 de la tangente T10.

  exploitation graphique

-  v app (I2) 10 = 0,21 mmol / L / min 

-  Conclusion :

-  Au cours de la réaction, la vitesse d’apparition du diiode au cours du temps diminue.

-  vapp (I2)0 > vapp (I2)10

-  La vitesse volumique d’apparition d’un réactif diminue au cours du temps.

-  La courbe tend vers une asymptote horizontale et le coefficient directeur de la tangente à la courbe tend vers zéro.

-  La vitesse d’une transformation chimique est maximale à l’instant initial.

-  Elle décroît ensuite et s’annule lorsque la réaction est terminée.

-  Les réactifs sont consommés au fur et à mesure que la réaction se poursuit.

-  Comme la concentration des réactifs est un facteur cinétique, la diminution de la concentration des réactifs entraîne la diminution de la vitesse.

-   Elle s’annule si le réactif limitant à totalement disparue.

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6)- Exercice 10 page 86 :  Vérifier un ordre de réaction :

Vérifier un ordre de réaction :

 

On étudie la décomposition du pentoxyde de diazote N2O5.

À température élevée, le pentaoxyde de diazote, de formule N2O5 se décompose selon la réaction lente suivante :

2 N2O5 (g) 4 NO2 (g) + O2 (g)

-  Tableau de valeurs :

t (min)

0

5,0

10

20

30

40

50

60

[N2O5]t

(mmol . L–1

250

210

176

125

89,0

62,0

43,0

31,0

1.  Recopier les données expérimentales dans un tableur, puis calculer la valeur de la vitesse de disparition

du pentaoxyde de diazote aux différentes dates du tableau.

2.  Tracer le graphe de l’évolution de la vitesse en fonction de la concentration [N2O5]t.

3.  Vérifier que la réaction est d’ordre 1 par rapport au pentaoxyde de diazote.

 

Vérifier un ordre de réaction :

 

1.  Exploitation des données expérimentales avec le un tableur Excel :

 - Loi de vitesse d'ordre 1 :

Réaction du type : a . A  +  b . B    c . C  +  d . D

Une réaction chimique est d’ordre 1 par rapport au réactif A,

si lorsque le réactif B est en large excès, les vitesses volumiques de disparition des réactifs

ou d’apparition des produits sont proportionnelles à la concentration [A]t de l’espèce A au cours du temps :

Ainsi, on peut écrire :

réaction d'ordre 1 

  Première méthode :

-  On utilise la relation approchée suivante pour calculer la valeur de la vitesse de disparition du pentoxyde de diazote aux différentes dates :

-  relation approchée 

-  Ainsi pour vdisp (N2O5)t0 :

-  relation approchée 

-  Calcul avec le tableur :

 tableau

-  Dans la cellule D6, on tape la formule suivante :

-  = – (C7 – C6) / (B7 – B6)

-  Puis en recopie cette formule vers le bas autant que nécessaire.

 tableau

-  Tableau de valeurs :

Dates

t (min)

[N2O5]

mmol.L–1

v (N2O5)

mmol.L–1 . min–1

t0

0,0

250

8,00

t1

5,0

210

6,80

t2

10,0

176

5,10

t3

20,0

125

3,60

t4

30,0

89,0

2,70

t5

40,0

62,0

1,90

t6

50,0

43,0

1,20

t7

60,0

31,0

 

-  On trace le graphe : v (N2O5) = f ([N2O5])

 graphe

-  Les points sont sensiblement alignés. On peut tracer la droite moyenne qui passe pratiquement par l’origine.

-  Étude statistique réalisée avec le tableur Excel :

graphe tableur Excel 

-  L’équation de la droite :

-  Elle est du type :

-  y ≈ 0,0325 x

-  Traduction physique :

-  v (N2O5) ≈ 0,0325 × [N2O5]

-  La vitesse de disparition du pentoxyde de diazote v (N2O5) est proportionnelle à la concentration en pentoxyde de diazote [N2O5].

-  En conséquence, la réaction suit la loi de vitesse d’ordre 1 par rapport au pentoxyde de diazote N2O5.

  Deuxième méthode :

-  On trace le graphe [N2O5] = f (t) avec le tableur Excel :

-  On obtient la courbe suivante :

 courbe

-  On réalise une étude statistique avec le tableur Excel :

-  Comme courbe de tendance, on choisit « Exponentielle » :

-  On affiche , l’équation de la courbe et le coefficient de détermination R2.

 courbe

-  Le coefficient de détermination est très proche de 1.

-  Le modèle choisit est bien en accord avec les données expérimentales.

-  L’adéquation est bonne.

-  Équation de la courbe :

-  [N2O5] ≈250 × e–0,035 × t

-  D’après la définition de la vitesse de disparition du pentaoxyde de diazote :

-  vitesse de disparition  

-  On peut déterminer l’expression de la dérivée de la vitesse de disparition du pentaoxyde de diazote :

-  vitesse de disparition  

-  La vitesse de disparition du pentoxyde de diazote v (N2O5) est proportionnelle à la concentration en pentoxyde de diazote [N2O5].

-  En conséquence, la réaction suit la loi de vitesse d’ordre 1 par rapport au pentoxyde de diazote N2O5.

2.  Graphe de l’évolution de la vitesse en fonction de la concentration [N2O5]t.

-  Tableau de valeurs :

-  Dans la cellule D6,

-  Formule : = 0,035 * C6

-  On recopie vers le bas autant que nécessaire :

 tableau

-  Représentation graphique :

 graphe

3.  Vérification que la réaction est d’ordre 1 par rapport au pentaoxyde de diazote.

-  v (N2O5) ≈ 0,035 × [N2O5]

-  La vitesse de disparition du pentoxyde de diazote v (N2O5) est proportionnelle à la concentration en pentoxyde de diazote [N2O5].

-  En conséquence, la réaction suit la loi de vitesse d’ordre 1 par rapport au pentoxyde de diazote N2O5.

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7)- Exercice 12 page 86 : Déterminer la valeur d’une dérivée :

Déterminer la valeur d’une dérivée :

 

En milieu acide, le peroxyde d’hydrogène H2O2 (aq) réagit avec

les ions iodure I (aq) selon la réaction d’équation :

H2O2 (aq) + 2 I(aq) + 2 H+ (aq)→ I2 (aq) + 2 H2O (ℓ) 

On trace :

-  L’évolution de la concentration c en diiode de la solution en fonction du temps (courbe rouge) ;

-  La tangente à cette courbe au point d’abscisse 0 (droite verte).

Représentation graphique :

 graphe

1.  Déterminer graphiquement la vitesse d’apparition du diiode à l’instant t = 0 min.

2.  Pour t € [0 ; 7], on modélise la concentration c par la fonction :

-  relation   

-  Exprimer c’ (t), puis valider la réponse donnée à la question 1.

 

 

Déterminer la valeur d’une dérivée :

 

En milieu acide, le peroxyde d’hydrogène H2O2 (aq) réagit avec les ions iodure I (aq) selon la réaction d’équation :

H2O2 (aq) + 2 I(aq) + 2 H+ (aq) → I2 (aq) + 2 H2O (ℓ) 

1.  Détermination graphique de la vitesse d’apparition du diiode à l’instant t = 0 min.

  Détermination graphique

-  À l’instant t1, la vitesse vapp (I2)t1 est aussi égale au coefficient directeur de la tangente à la courbe [I2] = f (t)

donnant l’évolution de la concentration du produit I2 en fonction du temps t.

-  Vitesse d’apparition du diiode à l’instant t = 0 min

-  Il faut déterminer la valeur du coefficient directeur de la droite verte.

 graphe

-  v app (I2) 0 = 0,20 mmol / L / min 

2.  Pour t € [0 ; 7], on modélise la concentration c par la fonction :

-  relation 

-  Expression de  c’ (t) :  (dérivée par rapport au temps t)

-  relation 

-  Vitesse d’apparition du diiode à l’instant t = 0 min

-  c' (0) = 0,20 

-  Unité : mmol . L–1 . min–1

-  On retrouve le résultat de la question 1.

Additif :

-  On peut tracer sur un même graphique : c = f (t) et c’ = g (t).

-  Représentation graphique : (Tableur Excel)

 graphique

-  Étude de la courbe c’ (t) (courbe bleue) :

-  Pour t € [0 ; 3,3], la valeur de la vitesse vapp (I2)t augmente :

-  Elle est maximale pour t ≈ 3,3 min et vmax ≈ 0,87 mmol . L–1 . min–1

 graphique Excel

-  Pour t € [3,3 ; 7], la valeur de la vitesse vapp (I2)t diminue. 

-  Étude de la courbe c (t) (courbe rouge) :

-  Cette courbe présente un point d’inflexion.

-  En ce point la dérivée seconde de c (t) s’annule :

-  relation 

-  Date à laquelle la dérivée seconde s’annule.

-  t = 3,3 min 

-  Pour cette valeur, la vitesse vapp (I2)t est extrémale.

-  Cette réaction "semble" être catalysée par un des produits de la réaction.

-  On dit qu’elle est autocatalysée.

-  Une réaction est autocatalysée lorsque l’un des produits de la réaction est  un catalyseur de cette réaction.

-  Remarque :

-  En toute rigueur, le terme autocatalyse est un terme impropre car le catalyseur apparaît dans le bilan de la réaction.

-  Lors d’une autocatalyse, deux facteurs agissent en sens inverse sur la cinétique de la réaction :

-  L’augmentation de la concentration du produit catalyseur qui accélère la réaction.

-  La diminution de la concentration des réactifs qui ralentit la réaction.

-  Au début, la réaction s’accélère car l’effet catalytique est important et il y a beaucoup de réactifs.

-  Puis la vitesse diminue à cause de la diminution de la concentration des réactifs.

- En fin de réaction, la vitesse est nulle.

AUTOCATALYSE

 

haut

8)- Exercice 14 page 87 : Modélisation d’une courbe :

Modélisation d’une courbe :

 

On étudie la réaction entre les ions peroxodisulfate S2O82– (aq) et les ions iodure I (aq).

L’équation de la réaction s’écrit :

S2O82– (aq) + 2 I (aq) → SO42– (aq) + I2 (aq)

La seule espèce colorée est le diiode I2 (aq).

Des mesures d’absorbance du mélange réactionnel en fonction du temps ont permis d’obtenir les résultats suivants :

t (min)

A

0,0

0,000

1,0

0,100

2,0

0,200

3,0

0,290

4,0

0,349

5,0

0,460

6,0

0,540

7,0

0,618

8,0

0,670

9,0

0,760

10,0

0,825

11,0

0,890

12,0

0,940

13,0

1,001

14,0

1,061

15,0

1,113

16,0

1,178

17,0

1,210

18,0

1,256

19,0

1,300

20,0

1,341

 

t (min)

0

4,0

8,0

12,0

16,0

A

0

0,349

0,670

0,940

1,178

1.  Déterminer les valeurs des concentrations [I2]t du I2 (aq) aux différentes dates du tableau.

2.  Établir la relation entre [S2O82–]t et [S2O82–]0 et [I2]t.

3.  À l’aide d’un tableur, tracer l’évolution de la concentration [S2O82–]t en ions peroxodisulfate S2O82– (aq) en fonction du temps.

4.  Modéliser le graphe obtenu par une fonction : f (t) = [S2O82–]0  × exp (– k × t)

5.  En utilisant la modélisation mathématique, vérifier que la réaction est d’ordre 1 par rapport aux ions peroxodisulfate.

-  Données :

-  Concentration initiale en ions peroxodisulfate :

-  [S2O82–]0  = 2,34 × 10–3 mol . L–1

-  Coefficient d’absorption molaire du diiode dans les conditions de l’expérience :

-  ε = 1190 L . mol–1. cm–1

-  longueur de la cuve :

-  = 1,0 cm.

 

Modélisation d’une courbe :

 

L’équation de la réaction s’écrit :

S2O82– (aq) + 2 I (aq) → SO42– (aq) + I2 (aq)

La seule espèce colorée est le diiode I2 (aq).

1.  Détermination des valeurs des concentrations [I2]t du I2 (aq) aux différentes dates du tableau.

-  Pour ce faire, il faut utiliser la loi de Beer-Lambert :

L’absorbance d’une solution diluée contenant une espèce colorée

est proportionnelle à la concentration (effective) C de cette espèce

et à l’épaisseur (cm) de la solution traversée par le faisceau lumineux.

A = ε . . C

A : absorbance : grandeur sans unité 

 : largeur de la cuve (épaisseur de la solution traversée) (cm)

ε (λ) : coefficient d’extinction molaire (mol– 1. L. cm– 1)

C : concentration de l’espèce absorbante (mol . L– 1)

-  Dans le cas présent :

-  A = ε . . [I2]t

-  A = 1190 × 1,0 . [I2]t

-   A = 1190 ×[I2]t

-  Tableau de valeurs :

t (min)

A

[I2]

(mmol . L–1)

0,0

0,000

0,000

1,0

0,100

0,084

2,0

0,200

0,168

3,0

0,290

0,244

4,0

0,349

0,293

5,0

0,460

0,387

6,0

0,540

0,454

7,0

0,618

0,519

8,0

0,670

0,563

9,0

0,760

0,639

10,0

0,825

0,693

11,0

0,890

0,748

12,0

0,940

0,790

13,0

1,001

0,841

14,0

1,061

0,892

15,0

1,113

0,935

16,0

1,178

0,990

17,0

1,210

1,017

18,0

1,256

1,055

19,0

1,300

1,092

20,0

1,341

1,127

 

2.  Relation entre [S2O82–]t et [S2O82–]0 et [I2]t.

-  Tableau d’avancement :

Équation

S2O82– (aq) 

+ 2 I(aq)

2  SO42– (aq)

I2 (aq)

État du

système

Avancement

n (S2O82–

n (I 

 

 

n (SO42– 

 n (I2

État initial

(mol)

x = 0

n (S2O82–)0   

n (I)0 

0,0

0,0

Au cours

de la

transformation

au temps t

x

n (S2O82–)0 - x

n (I)02 x

2 x

x

État final

(mol)

x = xmax

n (S2O82–)0 – xmax

n (I)0 2 xmax

2 xmax

xmax

-  Au temps t :

-  n (S2O82–)t = n (S2O82–)0 – x

-  n (I2) = x

-  n (S2O82–)t = n (S2O82–)0 – n (I2)

-  En fonction des concentrations, on obtient la relation suivante :

-  [S2O82–]t = [S2O82–]0 – [I2]t

-  [S2O82–]t = 2,34 × 10–3 – [I2]t

-  Tableau de valeurs :

 

t (min)

A

[I2] (mmol . L–1)

[S2O82–]t

(mmol . L–1)

0,0

0,000

0,000

2,340

1,0

0,100

0,084

2,256

2,0

0,200

0,168

2,172

3,0

0,290

0,244

2,096

4,0

0,349

0,293

2,047

5,0

0,460

0,387

1,953

6,0

0,540

0,454

1,886

7,0

0,618

0,519

1,821

8,0

0,349

0,293

2,047

9,0

0,760

0,639

1,701

10,0

0,825

0,693

1,647

11,0

0,890

0,748

1,592

12,0

0,940

0,790

1,550

13,0

1,001

0,841

1,499

14,0

1,061

0,892

1,448

15,0

0,698

0,587

1,753

16,0

1,178

0,990

1,350

17,0

1,210

1,017

1,323

18,0

1,256

1,055

1,285

19,0

1,300

1,092

1,248

20,0

1,341

1,127

1,213

 3.  Évolution de la concentration [S2O82–]t en ions peroxodisulfate S2O82– (aq) en fonction du temps.

-  Graphe [S2O82–]t = f (t) :

graphe 

4.  Modélisation du graphe obtenu par une fonction : f (t) = [S2O82–]0  × exp (– k × t)

-  Analyse statistique réalisée avec le tableur Excel :

-  On sélectionne le graphique, puis « ajouter courbe de tendance »

-  Comme option de courbe de tendance, on sélectionne : « exponentielle »

-  Puis, on demande d’afficher l’équation de la courbe et le coefficient de détermination R2.

-  On obtient le graphe suivant :

graphe 

-  Traduction physique :

-  [S2O82–]t ≈ 2,31 × exp (- 0,033 t)

-   R2 ≈ 0,9985 ≈ 1 

-  Le modèle choisi est bien en accord avec les mesures expérimentales.

5.  Réaction d’ordre 1 par rapport aux ions peroxodisulfate.

 Réaction du type : a . A  +  b . B    c . C  +  d . D

Une réaction chimique est d’ordre 1 par rapport au réactif A,

si lorsque le réactif B est en large excès,

les vitesses volumiques de disparition des réactifs

ou d’apparition des produits sont proportionnelles à la

concentration [A]t de l’espèce A au cours du temps :

Ainsi, on peut écrire :

réaction d'ordre 1

 

-  relation 

-  La vitesse de disparition du peroxodisulfate S2O82– est proportionnelle à la concentration en ions peroxodisulfate [S2O82–].

-  La réaction est d’ordre 1 par rapport aux ions peroxodisulfate S2O82–.

-  Représentation graphique de [S2O82–] = f (t) et [I2] = g (t)

 graphique

Ou

 graphique

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9)- Exercice 15 page 87 : L’eau de Javel :

L’eau de Javel :

Eau de Javel

Une étiquette d’eau de Javel porte, entre autres, les recommandations suivantes :

À conserver au frais et à l’abri de la lumière

 bidon eau de Javel

Les propriétés désinfectantes de l’eau de Javel sont dues aux ions hypochlorite CℓO (aq).

La concentration d’une eau de Javel est définie par le degré chlorométrique (° Chℓ) :

-   Plus de degré chlorométrique est élevé, plus la concentration en ions hypochlorite est grande.

Au cours du temps, la quantité d’ions hypochlorite diminue.

Le graphique suivant représente l’évolution du degré chlorométrique en fonction du temps :

 graphe

1.  Exploitation du graphique :

a.  Pour chacune des courbes, déterminer graphiquement les vitesses de disparition des ions hypochlorite à t = 4 semaines.

b.  Quel facteur cinétique est mis en évidence ?

c.  La recommandation « à conserver au frais » est-elle justifiée ?

2.  Vitesses de disparition :

a.  Pour chacune des courbes, déterminer graphiquement les vitesses de disparition des ions hypochlorite à t = 12 semaines.

b.  Interpréter l’évolution de la vitesse au cours du temps.

3.  Proposer une hypothèse permettant d’expliquer la recommandation « à conserver à l’abri de la lumière ».

 

L’eau de Javel :

 

1.  Exploitation du graphique :

a.  Les vitesses de disparition des ions hypochlorite à t = 4 semaines.

-  À l’instant t1, la vitesse vdisp (CℓO)t1 est aussi égale à l’opposé du coefficient directeur

de la tangente à la courbe [I2] = f (t) donnant l’évolution de la concentration du réactif CℓO (aq) en fonction du temps t.

-  Courbe C20 :

 graphe

-  v app (ClO-)4 = 1,3 °chl / semaine 

-  Courbe C30 :

 graphe

-  v app (ClO-)4 = 2,5 °chl / semaine 

-  Courbe C40 :

 graphe

-  v app (ClO-)4 = 2,6 °chl / semaine 

b.  Facteur cinétique est mis en évidence :

-  La courbe donnée représente les variations du degré chlorométrique en fonction du temps.

-  La réaction qui se produit est la suivante :

2  ClO (aq)  →  O2 (g)  +  2  Cl (aq)

-  Le degré chlorométrique est lié à la concentration en ion hypochlorite ClO (aq).

-  Plus de degré chlorométrique est élevé, plus la concentration en ions hypochlorite est grande

-  En conséquence, on remarque que la concentration en ion hypochlorite diminue au cours du temps.

-  On s’aperçoit que pour une même durée (exemple : t1 = 8 semaines), la concentration en ion hypochlorite est d’autant plus petite que la température est élevée.

-  C1 > C2 > C3.

graphe 

-  Le facteur cinétique mis en évidence est la température.

c.  La recommandation « à conserver au frais » est-elle justifiée ?

-  La recommandation est justifiée car plus la température est élevée, plus la concentration en ion hypochlorite (agent actif de l’eau de Javel) diminue rapidement.

2.  Vitesses de disparition :

a.  Les vitesses de disparition des ions hypochlorite à t = 12 semaines.

-  Courbe C20 :

 graphe

-  v app (ClO-)12 = 0,92 °chl / semaine 

-  Courbe C30 :

graphe 

-  v app (ClO-)12 = 1,0 °chl / semaine 

-  Courbe C40 :

 graphe

-  v app (ClO-)12 = 0,46 °chl / semaine 

 b.  Interprétation de l’évolution de la vitesse au cours du temps.

-  Récapitulatif :

Température

Vitesses (° Chℓ . semaine–1)

T ° C

4 semaines

8 semaines

20

1,3

0,92

30

2,5

1,0

40

2,6

0,46

-  Pour une même température, la valeur de la vitesse de disparition de l’ion hypochlorite décroît au cours du temps.

-  Elle décroît d’autant plus vite que la température est élevée.

-  La vitesse volumique d’apparition d’un réactif ou de disparition d’un produit diminue au cours du temps.

 -  Les courbes [P] = f (t) et [R] = g (t)  tendent vers une asymptote horizontale et le coefficient directeur de la tangente à la courbe tend vers zéro.

-  La vitesse d’une transformation chimique est maximale à l’instant initial.

-  Elle décroît ensuite et s’annule lorsque la réaction est terminée.

-  Les réactifs sont consommés au fur et à mesure que la réaction se poursuit.

-  Comme la concentration des réactifs est un facteur cinétique, la diminution de la concentration des réactifs entraîne la diminution de la vitesse.

-   Elle s’annule si le réactif limitant à totalement disparue.

3.  Proposer une hypothèse permettant d’expliquer la recommandation

 « à conserver à l’abri de la lumière ».

-  Pour accélérer certaines réactions, on peut utiliser l’énergie lumineuse.

-  L’éclairement d’un milieu réactionnel avec une radiation de longueur d’onde appropriée peut accélérer une réaction chimique.

-  Les récipients opaques permettent d’éviter que la réaction soit accélérée par la présence de radiations UV.

-  L’eau de Javel est commercialisée dans des récipients opaques.

-  La recommandation : « À conserver à l’abri de la lumière » est accord avec cette observation.

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10)- Exercice 19 page 87 : Analyse médicale :

Analyse médicale :

 

Les phosphatases alcalines (PAL) sont des enzymes présentes dans le sang et éliminées par la bile, liquide sécrétée par le foie.

En cas de maladie du foie, un bilan hépatique peut être prescrit par un médecin pour évaluer la concentration en PAL dans le sang.

Lors de l’analyse, on étudie l’hydrolyse basique du paranitrophénylphosphate (noté PNPP).

En présence des enzymes PAL, la vitesse de disparition du PNPP est augmentée.

Le paranitrophénolate (noté PNP) issu de cette hydrolyse basique est la seule espèce colorée.

Paranitrophénylphosphate

 Paranitrophénylphosphate

Paranitrophénolate

 Paranitrophénolate

 

La réaction a pour équation :

PNPP + HOPNP + HPO42–

Ou

 Paranitrophénylphosphate

+ HO

demi flèche

Paranitrophénolate 

+ HPO42–

 

On réalise une hydrolyse du PNPP avec une concentration initiale en PNPP égale à :

[PNPP]0 = 1,0 × 10–5 mol . L–1.

On mesure l’évolution de l’absorbance A au cours du temps t.

La courbe obtenue est donnée ci-dessous :

 graphe

1.  Justifier l’utilisation d’un spectrophotomètre pour suivre l’évolution de la concentration en PNP de la solution.

2.  Pourquoi l’étude de l’absorbance du PNP au cours du temps permet-elle d’accéder à la concentration en PNPP dans le sang.

-  On donne A = k × [PNP] avec k = 1,85 × 104 L . mol–1.

3.  La catalyse :

a.  Qu’est-ce qu’un catalyseur ?

b.  Qu’est-ce qui permet d’affirmer que l’enzyme PAL est un catalyseur de la réaction ?

c.  Comment nomme-t-on ce type de catalyse ?

4.  Étude de la vitesse :

a.  Exploiter la courbe en déduire la vitesse d’apparition du PNP, à t = 0 et à t = 50 min.

b.  Comment la vitesse évolue-t-elle au cours du temps ? Pour quelle raison ?

5.  Définir le temps de demi-réaction et l’évaluer graphiquement.

6.  Pourquoi les résultats de l’analyse ne peuvent-ils pas être obtenus immédiatement ?

7.  Montrer de manière simple que cette réaction est d’ordre 1 par rapport au PNPP.

 

 

Analyse médicale :   

1.  Utilisation d’un spectrophotomètre pour suivre l’évolution de la concentration en PNP de la solution.

-  La réaction a pour équation :  hydrolyse basique

PNPP + HOPNP + HPO42–

-  Le paranitrophénolate (noté PNP) issu de cette hydrolyse basique est la seule espèce colorée.

-  Pour réaliser les mesures d’absorbance, le spectrophotomètre est généralement réglé sur la

   longueur d’onde λmax correspondant au maximum d’absorption du spectre de la solution étudiée.

2.  Absorbance du PNP et concentration en PNPP dans le sang.

-  Pour les solutions suffisamment diluées, l’absorbance A est proportionnelle à la concentration C de l’espèce colorée (Loi de Beer-Lambert)

L’absorbance d’une solution diluée contenant une espèce colorée

est proportionnelle à la concentration (effective) C de cette espèce

et à l’épaisseur (cm) de la solution traversée par le faisceau lumineux.

A (λ) = ε (λ) . . C

A : absorbance : grandeur sans unité 

 : largeur de la cuve (épaisseur de la solution traversée) (cm)

ε (λ) : coefficient d’extinction molaire (mol– 1. L. cm– 1)

C : concentration de l’espèce absorbante (mol . L– 1)

-  On donne A = k × [PNP] avec k = 1,85 × 104 L . mol–1.

-  Connaissant la valeur de l’absorbance A du PNP, on peut en déduire la valeur de la concentration en [PNP] :

-   

-  Tableau d’avancement :

PNPP + HOPNP + HPO42–

Équation

PNPP

HO

PNP

HPO42–

État du

système

Avancement

n (PNPP

n (HO 

 

 

n (PNP 

 n (HPO42–

État initial

(mol)

x = 0

n (PNPP)0   

n (HO)0 

0,0

0,0

Au cours

de la

transformation

au temps t

x

n (PNPP)0 - x

n (HO)0 – x

x

x

État final

(mol)

x = xf

n (PNPP)0 – xf

n (HO)0 – xf

xf

xf

-  Au temps t, pour l’avancement x, on écrit les relations suivantes :

-  n (PNPP)t = n (PNPP)0 – x  et n (PNP) t = x

-  n (PNPP)t = n (PNPP)0 – n (PNP)t

-  Cette relation est valable pour les concentrations des différentes espèces chimiques.

-  Elles sont présentes dans le même volume V de solution (milieu réactionnel) :

-  [PNPP]t = [PNPP]0 [PNP]t

-  À partir de l’absorbance de l’espèce colorée PNP, on peut en déduire la concentration [PNPP].

-  Relation :

-  relation 

3.  La catalyse :

a.  Le catalyseur :

-  Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une réaction chimique.

-  Au cours de la transformation, il est consommé puis régénéré.

-  En conséquence, sa formule n’apparaît pas dans l’équation de la réaction.

b.  L’enzyme PAL est un catalyseur de la réaction :

-  L’enzyme PAL est un catalyseur car il augmente la vitesse de la réaction d’hydrolyse basique du paranitrophénylphosphate (noté PNPP).

-  Il n’apparaît pas dans le bilan de la réaction.

-  Au cours de la réaction, il est consommé, puis régénéré en fin de réaction.

-  Type de catalyse : catalyse enzymatique

4.  Étude de la vitesse :

a.  Vitesse d’apparition du PNP, à t = 0 et à t = 50 min.

-  La vitesse vapp (PNP) est aussi égale au coefficient directeur a de la tangente T à la courbe

[PNPP] = f (t) à l’instant considéré.

- relation  

-  On peut connaître la valeur du coefficient directeur de la tangente en passant par la courbe = f (t) :

-  Or relation

-  relation 

-  Vitesse d’apparition du PNP, à t = 0 :

- vitesse d'apparition  

 -  Dans un premier temps, on détermine la valeur de rapport grâce au graphe A = f (t).

-  De même pour t = 50 min :

-  vitesse d'apparition 

-  On détermine la valeur de grâce rapport au graphe A = f (t).

 -  Exploitation graphique :

exploitation graphique 

-   Application numérique :

-  v app (PNP)0 = 2,7 E-7 mol / L / min 

-  v app (PNP)50 = 6,9 E-8 mol / L / min 

b.  Évolution de la vitesse au cours du temps :

-  On remarque que vapp (PNP)50 < vapp (PNP)0

-  La vitesse d’apparition de PNP diminue au cours du temps car la concentration des réactifs diminue au cours de l’avancement de la réaction.

5.  Temps de demi-réaction

-  Définition :

 -  Le temps de demi-réaction t1/2 d’un système chimique est la durée au bout de laquelle la moitié du réactif limitant a été consommée.

-  Dans le cas présent :

-  On peut déterminer t1/2 à partir de l’évolution de la concentration d’un produit P au cours du temps :

-  Le temps de demi-réaction t1/2 est la date pour laquelle :

- temps de demi-réaction  

-  Comme

-  relation 

-  Le temps de demi-réaction est la date pour laquelle :

- relation  

-  Évaluation graphique :

 Évaluation graphique

-  t1/2 ≈ 23 min.

6.  Les résultats de l’analyse et la durée :

-  Pour avoir les résultats de l’analyse, il faut attendre la fin de la réaction d’hydrolyse basique du paranitrophénylphosphate (noté PNPP).

-  Il faut attendre environ 7 t1/2 ≈ 23 min ≈ 2,7 h.

7.  Réaction est d’ordre 1 par rapport au PNPP.

PNPP + HOPNP + HPO42–

Évaluation graphique 

On utilise le fait que : relation

-  On remarque que :

-  Entre 0 et 1 t1/2, la concentration de l’espèce PNP a augmenté de [PNP]max / 21.

-  Entre 1 t1/2 et 2 t1/2, la concentration de l’espèce PNP a augmenté de [PNP]max / 22.

-  Entre 2 t1/2 et 3 t1/2, la concentration de l’espèce PNP a augmenté de [PNP]max / 23.

-  Ceci est caractéristique d’une réaction qui suit une loi de vitesse d’ordre 1 par rapport au réactif PNPP.

-  Car [PNPP]t = [PNPP]0 [PNP]t

- Et : relation

- relation

-  On peut tracer le graphe [PNPP]t = f (t)

graphique

-  On remarque que, au bout du temps :

-  1 t1/2, la concentration de l’espèce [PNPP] a été divisée par 21.

-  2 t1/2, la concentration de l’espèce [PNPP] a été divisée par 22.

-  3 t1/2, la concentration de l’espèce [PNPP] a été divisée par 23.

-  n t1/2, la concentration de l’espèce [PNPP] a été divisée par 2n.

-  Ceci est caractéristique d’une réaction qui suit une loi de vitesse d’ordre 1 par rapport au réactif PNPP.

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