Chap. N° 06  Exercices 2024 : Transfotmations nucléaires.


Chap. N° 06

Évolution d’un

système siège d’une

transformation nucléaire

Exercices 2024

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Sciences physiques sur le Web

I- Exercice : Identifier des isotopes naturels.

1)- Énoncé.

2)- Correction.

II- Exercice : L’iode et la thyroïde

1)- Énoncé.

2)- Correction

III- Exercice : Le granit de Trégor.

1)- Énoncé.

2)- Correction

I- Exercice : Identifier des isotopes naturels.

1)- Énoncé :

La méthode de datation « au potassium – argon » permet de dater certaines roches.

DOC1 : Isotopes du potassium

Le potassium (Z = 19) possède 3 isotopes naturels dont les proportions en quantités de matières sont les suivantes :

39K (93,2581 %), 40K (0,001167 %) et 41K (6,7302 %)

Seul le potassium–40 est radioactif.

88 % des noyaux de potassium–40 se désintègrent en 40Ca (calcium–40) selon la réaction d’équation :

émission K40 (réaction 1)

La constante radioactive associée à cette réaction de désintégration est λ1 = 4,962 × 10-10 an-1,

ce qui donne une période radioactive soit un temps de demi-réaction T1 = 1,40 Gan (milliard d’années).

12 %des noyaux de potassium-40 se désintègrent en 40Ar (argon-40) par capture d’une partie des électrons ainsi produits (capture électronique).

K40 et capture électronique (réaction 2)

La constante radioactive associée à cette réaction de transformation est λ2 = 0,581 × 10-10 an-1,

ce qui donne une période radioactive T2 = 11,9 Gan.

 

DOC2 : Extrait du diagramme (N, Z)

 Extrait du diagramme (N, Z)

DONNÉE :

- Le temps de demi-vie et la constante radioactive sont liés par la relation suivante :

-    

a)-  Expliquer en quoi l’équation de désintégration du potassium-40 en calcium-40 caractérise une radioactivité β-.

b)-  Retrouver les valeurs du temps de demi-vie du potassium-40 associé aux deux voies de désintégration.

c)-  Comparer les valeurs calculées dans la question précédente aux deux périodes données dans le DOC1. Conclure sur la signification de période radioactive.

d)-  Identifier les trois isotopes naturels du potassium sur le DOC2 et reproduire les trois cases correspondantes avec les couleurs adaptées.

e)-  Il existe un grand nombre d’autres isotopes du potassium. Expliquer pourquoi le DOC1 ne les mentionne pas.

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2)- Correction :

a)-  L’équation de désintégration du potassium-40 en calcium-40 caractérise une radioactivité β-.

-  La radioactivité β- :

-  Les particules β (bêta moins) sont des électrons.

-  Symbole : électron

-  Masse : me = 9,1 × 10–31 kg

-  Charge : – e = – 1,60 × 10–19 C.

-  Les électrons sont émis à grande vitesse v ≈ 2,8 × 108 m . s–1.

-  Ce sont des particules relativistes (leur vitesse est voisine de celle de la lumière).

-  Elles sont plus pénétrantes mais moins ionisantes que les particules α.

-  Elles sont arrêtées par un écran de Plexiglas ou par une plaque d’aluminium de quelques centimètres.

-  Elles pénètrent la peau sur une épaisseur de quelques millimètres.

-  Elles sont dangereuses pour la peau.

-  Les noyaux de potassium–40 se désintègrent en 40Ca (calcium–40) avec émission d’un électron.

-   émission K40 (réaction 1)

-  On constate aussi l’émission d’une autre particule : l’antineutrino antineutrino

  Additif :

-  En 1914, des mesures faites sur un grand nombre de désintégrations β, montrent que l’énergie cinétique acquise par l’électron n’est qu’une fraction variable de l’énergie disponible.

-  En 1930, Wolfgang PAULI postule l’existence d’une autre particule non détectée par les instruments de l’époque qui est émise lors de cette désintégration.

-  Cette particule permet d’expliquer la conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement lors de cette transformation.

-  Cette particule neutre, de masse si faible (mν < 0,23 eV/c2) que l’on ne peut pas la détecter, a été baptisée neutrino (le petit neutre) par Enrico FERMI.

-  Écriture symbolique du neutrino : neutrino

-  Le neutrino a été découvert expérimentalement en 1956, par Frederick Reines et Clyde Cowan, auprès d’un réacteur nucléaire.

-  Remarque :

-  L’antineutrino antineutrino est l’antiparticule du neutrino neutrino.

b)-  Valeurs du temps de demi-vie du potassium-40 associé aux deux voies de désintégration.

-  Demi-vie t1/2.

-  Définition :

-  Pour un type de noyaux radioactifs, la demi-vie t1/2 est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présent dans l’échantillon se sont désintégrés.

-  Relation entre t1/2 et λ :

-  Au temps : N (t) = N 0 e – λ . t

-  Au temps t + t 1/2 :

-  N (t + t1/2 ) = N 0 e – λ . (t + t1/2  

-  En conséquence : 

-   

-  La demi-vie n’a qu’une valeur statistique.

-  Elle indique qu’un noyau radioactif a une chance sur deux de disparaître au bout d’une demi-vie.

c)-  Comparaison des valeurs calculées dans la question précédente aux deux périodes données dans le DOC1.

-  Les valeurs : λ1 = 4,962 × 10-10 an-1 et λ2 = 0,581 × 10-10 an-1 :

-  Demi-vie pour la réaction 1 :

-  Demi-vie pour la réaction 1 

  Préfixes décimaux :

 

-  La valeur t1/2,1 ≈ 1,397 Gan est en accord avec T1 = 1,40 Gan

-  Demi-vie pour la réaction 2 :

-  Demi-vie pour la réaction 2 

-  La valeur t1/2,2 ≈ 11,9 Gan est en accord avec T2 = 11,9 Gan

-  Signification de période radioactive :

-  La période radioactive T d’un isotope radioactif est aussi sa demi-vie t1/2.

d)-  Identification des trois isotopes naturels du potassium sur le DOC2.

-  Diagramme (N, Z) :

-  Dans ce diagramme, on porte :

-  En abscisse, le nombre N de neutrons du noyau

-  En ordonnée, le nombre Z de protons du noyau.

-  Chaque isotope y est représenté par une case.

-  On retrouve sur une même ligne les isotopes d’un même élément.

-  Exemple :

 Diagramme (N, Z)

 

-  Le logiciel Nucleus Win : Nucleus

Diagramme (N, Z) 

 légendes

-  Il permet d’obtenir des renseignements sur les différents nucléides d’un élément chimique.

-  En noir les noyaux stables

-  En orange les noyaux instables émetteurs β+

-  En bleu les noyaux instables émetteurs β

-  En jaune les noyaux instables émetteurs α

-  Reproduction des trois cases correspondantes avec les couleurs adaptées :

-  Avec l’application NUCLEUS-Win version2.1

 tableau potassium

 

Les trois cases correspondantes des trois isotopes naturels du potassium

trois isotopes naturels du potassium 

e)-  Il existe un grand nombre d’autres isotopes du potassium.

-  Le DOC1 ne mentionne pas tous les isotopes du potassium.

-  Il ne mentionne que les isotopes naturels et il ne traite pas des isotopes artificiels.

-  Le potassium possède 24 isotopes connus, dont la majorité sont artificiels.

-  Les isotopes artificiels du potassium ont des nombres de masse variant entre 32 et 56 ( ?).

 isotopes du potassion 01

isotopes du potassium 02 

-  Ces isotopes sont généralement produits dans des réacteurs nucléaires ou des accélérateurs de particules et ont des demi-vies très courtes, souvent inférieures à une journée.

-  Par exemple, les isotopes les plus légers, comme le potassium-32, se désintègrent par émission de proton en isotopes de l’argon Ar,

 K32

-  L’émission de proton est un type de désintégration radioactive qui se produit dans les noyaux très déficients en neutrons (trop de protons par rapport aux neutrons).

-  Les isotopes un peu plus lourds se désintègrent principalement par désintégration β+ en isotopes de l’argon Ar.

-  Les radioisotopes les plus lourds, y compris le potassium-40, se désintègrent principalement par désintégration β en isotopes du calcium Ca.

 

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II- Exercice : L’iode et la thyroïde.

1)- Énoncé.

L’apport d’iode est essentiel pour l’organisme humain.

La captation de cet élément par l’organisme se fait sous la forme d’ion iodure au niveau de la glande thyroïde.

L’iode participe à la synthèse des hormones thyroïdiennes.

En 2016 il a été décidé d'étendre le périmètre du plan particulier d'intervention en étendant de 10 km à 20 km la zone d'application, notamment avec la distribution de comprimés d'iode-127 (sous forme de d’iodure de potassium KI) à prendre en cas de fuite radioactive d'iode-131.

DONNÉES :

-  Iode 127 seul isotope naturel de l’iode, noyau non radioactif.

-  Iode-131 : isotope artificiel de l'iode, radioactif β, présent dans les rejets atmosphériques suite aux accidents nucléaires et dans de nombreux examens médicaux.

-  Temps de demi-vie de l'iode-131 : t1/2 = 8,1 jours.

-  Constante d'Avogadro : NA = 6,02 × 1023 mol-1

a)-  Citer la zone du corps humain dans laquelle l’élément iode est capté.

b)-  Justifier la mesure consistant à prendre des pastilles d'iodure de potassium en cas d'incident nucléaire.

c)-  Écrire l'équation de la désintégration de l'iode-131.

d)-  Définir le temps de demi-vie de l'iode-131.

e)-  Exprimer puis calculer λ, la constante radioactive de l'iode-131

f)-  Montrer que l'activité A d'un échantillon d'iode-131 de masse m est donné par :

-  activité 

-  M (I) étant la masse molaire de l’iode-131

g)-  Déduire de la réponse f)- la masse m1 d’iode-131 à injecter à un patient pour une scintigraphie thyroïdienne qui nécessite une activité A1 = 37 MBq.

h)-  Construire, par une méthode de votre choix (table-grapheur, papier millimétré, etc.) la représentation graphique de la décroissance de l'activité du produit injecté au cours du temps, pour une durée comprise entre 0 et 50 jours.

i)-  Déduire de la réponse g)-, par une méthode graphique, la date t10 pour laquelle l'activité du produit injecté est divisée par 10.

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2)- Correction.

Les isotopes de l'iode

a)-  Zone du corps humain dans laquelle l’élément iode est capté.

-  Énoncé : « La captation de cet élément par l’organisme se fait sous la forme d’ion iodure au niveau de la glande thyroïde »

-  l’élément iode est capté au niveau de la glande thyroïde.

b)-  Justification la mesure consistant à prendre des pastilles d'iodure de potassium en cas d'incident nucléaire.

-  Lors d'un incident nucléaire, il est recommandé de prendre des pastilles d'iodure de potassium pour protéger la glande thyroïde contre l'absorption d'iode radioactif.

-  Un incident nucléaire peut produire une grande quantité d’éléments radioactifs et en particulier de l’iode radioactif. L'iode radioactif est un sous-produit de la fission nucléaire.

-  L'iode radioactif peut être libéré dans l'environnement et être absorbé par la thyroïde, ce qui augmente le risque de cancer de la thyroïde, surtout chez les enfants.

-  Les pastilles d'iodure de potassium satureront la thyroïde avec de l'iode non radioactif (iode-127), empêchant ainsi l'iode radioactif de s'y fixer et de causer des dommages.

-  L'iodure de potassium est un médicament qui peut être utilisé pour protéger la glande thyroïde contre l'absorption de l'iode radioactif en cas d'accident nucléaire.

-  Il est recommandé de prendre des comprimés d'iodure de potassium en cas d'exposition à des radiations nucléaires, mais seulement sur les conseils des autorités compétentes.

c)-  Équation de la désintégration de l'iode-131.

-  Iode-131 : isotope artificiel de l'iode, radioactif β, présent dans les rejets atmosphériques suite aux accidents nucléaires et dans de nombreux examens médicaux.

-  La radioactivité β- :

-  Les particules β (bêta moins) sont des électrons.

-  Symbole : électron

-  Masse : me = 9,1 × 10–31 kg

-  Charge : – e = – 1,60 × 10–19 C.

-  Les électrons sont émis à grande vitesse v ≈ 2,8 × 108 m . s–1.

-  Ce sont des particules relativistes (leur vitesse est voisine de celle de la lumière).

-  Elles sont plus pénétrantes mais moins ionisantes que les particules α.

-  Elles sont arrêtées par un écran de Plexiglas ou par une plaque d’aluminium de quelques centimètres.

-  Elles pénètrent la peau sur une épaisseur de quelques millimètres.

-  Elles sont dangereuses pour la peau.

-  Équation de la désintégration :

-  Une réaction de désintégration radioactive est modélisée par une équation.

-  Cette équation vérifie les lois de conservation suivantes :

-  Conservation du nombre de charge Z.

-  Conservation du nombre de masse A.

-   Équation de réaction de désintégration nucléaire

-  Lois de Soddy :

-  Conservation du nombre de masse A : A = A’ + a

-  Conservation du nombre de charge Z : Z = Z’ + z

-  En appliquant les lois de Soddy :

 iode 131

-  Comme pour le noyau-fils,  Z = 54, la classification périodique indique qu’on est en présence de l’élément Xénon de symbole Xe.

 iode 131

-  Les noyaux d’iode–131 se désintègrent en 131Xe (xénon–131) avec émission d’un électron.

Nucleus : Iode 131 

d)-  Définition du temps de demi-vie de l'iode-131.

-  Définition :

-  Pour un type de noyaux radioactifs, la demi-vie t1/2 est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présent dans l’échantillon se sont désintégrés.

-  Relation entre t1/2 et λ :

-  Au temps : N (t) = N 0 e – λ . t

-  Au temps t + t 1/2 :

-  N (t + t1/2 ) = N 0 e – λ . (t + t1/2) 

-  En conséquence : 

-  demi-vie 

-  La demi-vie n’a qu’une valeur statistique.

-  Elle indique qu’un noyau radioactif a une chance sur deux de disparaître au bout d’une demi-vie.

e)-  Expression et calcul de λ, la constante radioactive de l'iode-131.

-  Chaque nucléide radioactif est caractérisé par une constante de désintégration radioactive λ, qui est la probabilité de désintégration d’un noyau par unité de temps.

-  Elle s’exprime en s–1.

-  La constante λ ne dépend que du nucléide.

-  Elle est indépendante du temps, des conditions physiques et chimiques.

-  constante radioactive et demi-vie 

-   

-  Application numérique :

-  constante radioactive (jour) 

-  Ou :

-  constante radioactive seconde 

f)-  Activité A d'un échantillon d'iode-131 de masse m:

-  L’activité A (t) d’un échantillon radioactif à la date t est le nombre de désintégrations par seconde de cet échantillon.

-  L’unité d’activité est le Becquerel Bq en hommage à Henri Becquerel.

-  1 Bq = 1 désintégration par seconde.

-  L’activité, à un instant donné, est égale à la dérivée par rapport au temps de N (t).

-  N0 noyaux radioactifs à la date t0.

-  N (t) noyaux radioactifs à la date t.

-  activité d'un échantillon radioactif 

-  En conséquence :

-  A = λ . N

-  Avec N = n . NA

-  La grandeur NA représente le nombre d’Avogadro.

-  La grandeur n représente la quantité de matière de l’espèce chimique considérée :

-  Relation entre la quantité de matière n, la masse m et la masse molaire M de l’espèce chimique

-  Dans le cas de l’iode :

-  m = n . M (I)

-  On en déduit la relation suivante :

-   activité

-  M (I) étant la masse molaire de l’iode-131

g)-  Masse m1 d’iode-131 à injecter à un patient pour une scintigraphie thyroïdienne qui nécessite une activité A1 = 37 MBq.

-   Masse m1 d’iode-131

-  Application numérique :

-   m1= 8,1 E-9 g

h)-  Représentation graphique de la décroissance de l'activité du produit injecté au cours du temps.

-  Durée comprise entre 0 et 50 jours

-  La décroissance de l’activité suit la même loi que la décroissance du nombre de noyau radioactif d’un échantillon.

A (t) = A0 . exp ( – λ . t)

ou

A (t) = A0 e – λ . t

A (t)

Activité de l’échantillon radioactif à la date t

A0

Activité de l’échantillon radioactif à la date t0 = 0 s

λ

Constante radioactive (s –1)

t

Temps (s)

-  Avec :

A (t) = A0 . exp ( – λ . t)

ou

A (t) = A0 e – λ . t

A (t)

Activité de l’échantillon radioactif à la date t

A0

Activité de l’échantillon radioactif à la date t0 = 0 s

A0 = 37 MBq

λ

Constante radioactive (j –1)

λ = 8,6 × 10-2 j –1

t

Temps (j)

-  Comme on travaille sur une durée de 0 à 50 jours, on peut prendre le jour comme unité.

-  Tableau de valeurs :

Temps

Activité

t (j)

A (MBq)

0

37,0

2

31,2

4

26,3

6

22,1

8

18,7

10

15,7

12

13,3

14

11,2

16

9,4

18

7,9

20

6,7

22

5,6

24

4,7

26

4,0

28

3,4

30

2,8

32

2,4

34

2,0

36

1,7

38

1,4

40

1,2

42

1,0

44

0,9

46

0,7

48

0,6

50

0,5

-  Représentation graphique : A = f (t)

 Représentation graphique : A = f (t)

-  L’activité d’un échantillon radioactif est une fonction décroissante du temps.

-  On parle de décroissance radioactive.

i)-  Date t10 pour laquelle l'activité du produit injecté est divisée par 10.

-  Exploitation graphique :

 Représentation graphique : A = f (t)

-  On peut faire une vérification :

-  Sachant que A (t10) = 3,7 MBq

-  A (t10) = A0 e – λ . t10

-  t10 

-  Pour simplifier :

- t10  

-  Avec : A0 / A10 = 10

-  Application numérique :

-   t10 = 27 jours

-  Les deux valeurs sont cohérentes.

-  Avec la représentation graphique on ne peut pas avoir une grande précision.

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III- Exercice : Le granit de Trégor.

1)- Énoncé.

Trégor est une ville bretonne sur la côte de granit rose.

Lors de la formation de ces roches des noyaux rubidium 87,strontium 87 ,strontium 86 ont été piégés dans un magma granitique.

Le rubidium–87 est radioactifs β (bêta moins) et sa désintégration conduit au strontium87.

Si le système est isolé, la teneur isotopique en rubidium87 diminue et celle en strontium87 augmente, alors que celle en strontium86 reste stable.

Grâce à un spectromètre de masse, six, échantillons de granit sont analysés afin d’obtenir des rapports isotopiques qui permettent de tracer la courbe isochrone, représentant le quotient y en fonction du quotient quotient x.

Les résultats des mesures sont donnés dans le tableau suivant.

-  Tableau de mesures :

x

y

2,47

0,7167

0,209

0,7066

4,81

0,7278

5,52

0,7267

3,38

0,7229

1,54

0,7129

La datation des roches par la méthode rubidium-strontium repose sur l'exploitation de la représentation graphique x en fonction de y ,appelée courbe isochrone.

Donnée :

-  Constante radioactive du rubidium-87 : λ = 1,42 × 1011 an1.

a)-  Écrire l'équation de désintégration du rubidium87.

b)-  Déduire de la loi de décroissance radioactive la relation entre N87Rb (t), le nombre de noyaux de rubidium-87 lors de l’analyse, et N0,87Rb (t), le nombre initial de noyaux de rubidium-87.

c)-  Justifier que : N87Sr, formés (t) = N0,87Rb (t) N87Rb (t)

d)-  Déduire des réponses b)- et c)-, la relation : N87Sr (t) = N0,87Sr + N0,87Rb × (1 e λ . t)

e)-  Démontrer la relation : relation

-  Avec a = (1 e λ . t)

f)-  Représenter la courbe isochrone par la méthode de votre choix.

g)-  Modéliser la courbe obtenue par une fonction affine et montrer que l'équation de cette fonction est :

-  y = 0,0047 x + 0,705.

h)-  Vérifier que l'âge des granits étudiés est proche de 330 millions d’années.

i)-  Déterminer la valeur de la composition initiale composition initiale.

 

2)- Correction

a)-  Équation de désintégration du rubidium87.

-  La radioactivité β :

-  Les particules β (bêta moins) sont des électrons.

-  Symbole : électron

-  Masse : me = 9,1 × 10–31 kg

-  Charge : – e = – 1,60 × 10–19 C.

-  Cette équation vérifie les lois de conservation suivantes :

-  Conservation du nombre de charge Z.

-  Conservation du nombre de masse A.

-   Équation de réaction de désintégration nucléaire

-  Lois de Soddy :

-  Conservation du nombre de masse A : A = A’ + a

-  Conservation du nombre de charge Z : Z = Z’ + z

-  En appliquant les lois de Soddy :

 rubidium 87

-  Comme pour le noyau-fils,  Z = 38, la classification périodique indique qu’on est en présence de l’élément strontium de symbole Sr.

Rubidium 87 réaction 1

-  Les noyaux de rubidium–87 se désintègrent en 87Sr (strontium–87) avec émission d’un électron.

b)-  Relation entre N87Rb (t), le nombre de noyaux de rubidium-87 lors de l’analyse, et N0,87Rb (t), le nombre initial de noyaux de rubidium-87.

-  L’évolution, au cours du temps, du nombre N (t) de noyaux radioactifs d’un échantillon peut être modélisée par la loi de décroissance radioactive :

N (t) = N0 . exp ( – λ . t)

ou

N (t) = N0 e – λ . t

N (t)

Nombre de noyaux radioactifs présents à la date t

N0

nombre de noyaux présents à la date t0 = 0 s

λ

Constante radioactive (s –1)

t

Temps (s)

-  λ est la constante de désintégration (ou de décroissance) radioactive s –1.

-  En utilisant les notations de l’énoncé :

-  N87Rb (t) = N0,87Rb e – λ . t

c)-  Justification que : N87Sr, formés (t) = N0,87Rb (t) N87Rb (t)

-  N87Sr, formés (t) : représente le nombre de noyaux de strontium formé à l’instant t.

-  Ces noyaux proviennent de la désintégration des noyaux de rubidium-87 (réaction1).

-  À l’instant t = t0 = 0, le nombre de noyaux radioactifs de rubidium-87 : N0,87Rb

-  À l’instant t, le nombre de noyaux radioactifs de rubidium-87 est alors : N87Rb (t)

-  Au cours du temps, on observe une décroissance radioactive.

-  Le nombre de noyaux radioactifs de rubidium-87 diminue au cours du temps.

-  Le nombre de noyaux radioactifs de rubidium-87 ayant disparu à l’instant t :

-  N87Rb, disparus (t) = N0,87Rb (t) – N87Rb (t)

-  C’est aussi le nombre de noyaux de strontium formé (voir la réaction1) :

-  N87Sr, formés (t) = N87Rb, disparus (t) = N0,87Rb (t) – N87Rb (t)

d)-  Relation : N87Sr (t) = N0,87Sr + N0,87Rb × (1 – e λ . t)

-  On remplace N87Rb (t) par son expression en fonction du temps t :

-  N87Rb (t) = N0,87Rb e – λ . t

-  N87Sr, formés (t) = N0,87Rb (t) N87Rb (t)

-  N87Sr, formés (t) = N0,87Rb (t) N0,87Rb e – λ . t

e)-  Démonstration de la relation : relation

-  Avec a = (1 e λ . t)

-  Pour obtenir cette relation, il faut diviser chaque terme de la relation précédente par N86Sr. 

-  relation 

-  Avec : a = (1 e λ . t)

f)-  Représentation de la courbe isochrone.

-  Tableau de valeurs :

x

y

2,47

0,7167

0,209

0,7066

4,81

0,7278

5,52

0,7267

3,38

0,7229

1,54

0,7129

-  Représentation graphique :

Graphique : y = f (x) 

-  L’origine des ordonnées a été choisie à 0,700 pour plus de lisibilité.

g)-  Modélisation et équation de la courbe obtenue :

-  Pour la modélisation, on peut tracer la droite moyenne :

 y = f (t) droite moyenne 

-  La valeur (5,52 ; 0,7267) s’écarte sensiblement de la droite moyenne tracée.

-  Dans un premier temps, on peut écarter cette valeur et réaliser une étude statistique avec un tableur :

 y = f (t)

-  Équation de la droite de régression :

-  y ≈ 0,0047 x + 0,7057 avec un coefficient de détermination : R2 ≈ 0,9915

-  Le coefficient de détermination est proche de 1.

-  L’adéquation entre les grandeurs x et y est bonne.

-  Ce résultat est en accord avec l’équation proposée dans l’énoncé.

-  y = 0,0047 x + 0,705.

-  Dans un second temps, on tient compte de toutes les valeurs :

y = f (t) 

-  Équation de la droite de régression :

-  y ≈ 0,0041 x + 0,7067 avec un coefficient de détermination : R2 ≈ 0,9562

-  Le coefficient de détermination n’est pas trop proche de 1.

-  L’adéquation entre les grandeurs x et y est bonne médiocre dans ce cas.

-  La fonction affine est du type : y = a . x + b

-  Incertitude relative sur la grandeur a :

-  Incertitude relative sur la grandeur a 

-  Incertitude relative sur la grandeur b :

-  Incertitude relative sur la grandeur b 

h)-  Vérification de l'âge des granits étudiés.

-  Par identification entre les deux relations :

-  relation et y = a . x + b

-  Avec :

-  y et  quotient x

- ordonnée à l'origine : b et a = (1 e λ . t)

-  a = (1 - e λ . t) = 0,0047

-  1 a = e λ . t

-  expression de t 

-  Application numérique :

-  âge de la roche 

-  t ≈ 3,3 × 108 an

-  t ≈ 330 × 106 an

-  L’âge des granits étudiés est proche de 330 millions d’années.

i)-  Détermination de la valeur de la composition initiale composition initiale.

-  Le rubidium87 est radioactifs β (bêta moins) et sa désintégration conduit au strontium87.

-  Si le système est isolé, la teneur isotopique en rubidium87 diminue et celle en strontium87 augmente, alors que celle en strontium-86 reste stable.

-  ordonnée à l'origine : b 

-  Comme la teneur en strontium-86 reste stable au cours du temps, on peut considérer que :

-  N86Sr (t) ≈ N0,86Sr

- b = 0,705  

-  Pour effectuer le calcul, on considère 100 noyaux de strontium à l’instant initial :

-  N0,87Sr + N0,86Sr = 100

-  D’autre part :

-  rapport 

-  N (0,36Sr) = 59 

-  On en déduit la valeur suivante :

-  N0,87Sr ≈ 41

-  Au départ, il y a environ 59 % de strontium-86 et 41 % de strontium-87.

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