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Relativité du mouvement dans le sport. Cours. |
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Mots clés : Cours de physique seconde Relativité du mouvement, Mouvement dans le sport, chronométrage, Statistique, moyenne arithmétique, écart, écart-type, chronométrage manuel, chronométrage électronique, référentiel, nature du mouvement, vitesse, trajectoire, , ... |
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a)-
Exercice 5 page 242. Question de référentiel. b)-
Exercice 6 page 242. La poursuite par équipe. c)-
Exercice 7 page 244. Championnats du monde d’athlétisme. d)-
Exercice 12 page 244. La photofinish. e)-
Exercice 13 page 244. Prendre un bon départ. |
En relation avec Phys. N° 04 La Relativité du Mouvement (à faire sous forme de TP)
- On choisi dans un premier temps, l’objet ou un ensemble d’objets dont on veut étudier le mouvement.
- On peut indiquer, la masse m de l’objet,
- Exemples : un cycliste, un bobsleigh, le ballon d’une gymnaste, un sprinteur,
2)- Choix du référentiel d’étude.
- Le référentiel Terrestre que l’on utilise pour les mouvements à la surface de la Terre.
- Avant toute étude, il faut préciser le référentiel d’étude.
- On associe un repère d’Espace lié à ce référentiel Terrestre.
- Le plus souvent on choisit le repère d’Espace qui permet de simplifier l’étude du mouvement du système choisi.
3)- La relativité du mouvement.
- Exemple : Course cycliste : le Tour de France.
- Un photographe a réalisé deux photographies d’une course avec le même appareil et les mêmes réglages.
- Dans un cas, il suit les coureurs dans une voiture avec la même vitesse v.
- Dans l’autre cas, il et immobile sur le trottoir.

- À quelle situation correspond chacune des photos ?
- La photo 1 correspond au cas où le photographe est immobile sur le trottoir.
- Le référentiel d’étude est le photographe, il est immobile par rapport à la Terre.
- Le référentiel dans ce cas est un référentiel terrestre.
- Les coureurs se déplacent à la vitesse v.
- Avec les réglages de l’appareil photo, ils apparaissent flous.
- Il faut dans ce cas raccourcir la durée de prise de vue.
- On peut remarquer que les autres spectateurs qui sont sur le trottoir et qui sont immobiles par rapport au photographe ne sont pas flous.
- La photo 2 correspond au cas où le photographe est dans une voiture ou sur une moto.
- Le référentiel d’étude dans ce cas est la voiture ou la moto.
- Avec les réglages de l’appareil, les cyclistes ne sont pas flous car ils sont immobiles par rapport à la voiture.
- Alors que les spectateurs qui sont sur le trottoir sont flous car ils se déplacent à la vitesse v par rapport à la voiture.
- Dans la première situation, l’appareil photo correspond à un référentiel terrestre.
- Suivant le référentiel d’étude, un objet dont on étudie le mouvement peut être immobile ou en mouvement.
► 1862 : chronographe à aiguilles, précision : 1/5e de seconde.
► 1912 : chronographe à aiguilles, précision : 1/10e de seconde.
- L’œil humain ne peut distinguer séparément deux évènements que s’ils sont séparés d’au moins 1/10e de seconde.
- C’est donc la meilleure précision que l’on peut obtenir avec un chronométrage manuel.
► 1902 : premiers enregistrements électriques précis au 1/100e de seconde.
- Ils sont utilisés aux Jeux de Los Angeles en 1932.
- Les performances restent affichées au 1/10e de seconde.
- La précision de l’enregistreur au 1/100e ne sert qu’à départager les coureurs qui arrivent dans le même dixième.
► 1952 : affichage au 1/100e de seconde au Jeux d’Helsinki.
- Les trois athlètes qui montent sur le podium ne sont séparés que de 4/100e de seconde.
► 1967 : Chronométrage au 1/1000e de seconde.
- En natation, la mise en place des plaquettes de touche à l’arrivée, couplées à une vidéo permet d’améliorer grandement la précision.
► 1968 : La photofinish :
- Le système deviendra officiel en 1968.
- Depuis 1973, on sait mesurer les records sportifs au 1/10000e de seconde
► 2000 : à Sydney, les caméras étaient capables de fournir en moins de 15 s :
- La photofinish du vainqueur,
- Son temps personnel,
- La vitesse du vent,
- Le temps de réaction au starter.
- Photofinish de la finale du 100 m des Jeux de 2008
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► Comment chronométrer le plus précisément possible la durée d’un parcours ?
- Pour simuler une descente en bobsleigh, on utilise une balle qui descend sur un plan incliné.
- La balle a été lâchée d’un point O sans vitesse initiale.
- On a tracé deux repères A et B sur le parcours.
Première méthode :
On dispose d’un chronomètre manuel.
- On déclenche le chronomètre lors du passage de la bille devant le repère A et on arrête le chronomètre lorsque la bille passe devant le repère B.
- On réalise 10 fois la même expérience dans les mêmes conditions.
- On obtient les résultats suivants :
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N° |
t (en s) |
|
1 |
0,75 |
|
2 |
0,69 |
|
3 |
0,73 |
|
4 |
0,78 |
|
5 |
0,77 |
|
6 |
0,76 |
|
7 |
0,76 |
|
8 |
0,73 |
|
9 |
0,72 |
|
10 |
0,82 |
- Déterminer la valeur de la moyenne de ces mesures.
- Quel est l’écart maximal par rapport à la valeur de la moyenne.
- Déterminer la valeur de l’écart-type de cette série de mesures.
- Conclusions.
- Valeur de la moyenne arithmétique : tm ≈ 0,75 s et écart-type : σ ≈ 0,036 s
-
Moyenne arithmétique :
![]()
-
La moyenne arithmétique est le quotient de la
somme des valeurs x
i par le nombre total de valeurs de la liste
est n.
- On écrit :
- Écart à la moyenne de chacune des valeurs :
-
Notation : l’écart à la moyenne de chacune des valeurs
est noté :
![]()
|
x
i |
0,75 |
0,69 |
0,73 |
0,78 |
0,77 |
0,76 |
0,76 |
0,73 |
0,72 |
0,82 |
|
|
0,751 |
|||||||||
|
|
0,0 |
-0,06 |
-0,02 |
0.03 |
0,02 |
0,01 |
0,01 |
-0,02 |
-0,03 |
0,07 |
|
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=SUM(b3:k3)
= 0,0 |
|||||||||
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Qu’y a-t-il de particulier ? |
L’écart à la moyenne est un nombre relatif. Cette grandeur est positive, négative ou nulle. |
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Était-ce prévisible ? Pourquoi ? |
La somme des écarts à la moyenne est égale à zéro. |
|||||||||
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Les écarts à la moyenne sont des nombres relatifs. On pourrait utiliser les valeurs absolues. On préfère calculer les carrés des écarts à la moyenne. |
||||||||||
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|
0 |
0,0036 |
0,0004 |
0,0009 |
0,0004 |
0,0001 |
0,0001 |
0,0004 |
0,0009 |
0,0049 |
- On remarque que l’écart maximal est de 0,07 s par rapport à la moyenne.
- La variance var est le quotient de la somme des carrés des écarts à la moyenne par le nombre n de l’effectif total.
-

- Calculer la variance de l’échantillon.
- var ≈ 0,001169 s²
- var ≈ 0,0012 s²
- L’écart type σ :
- L’écart-type σ est égal à la racine carrée de la variance.
- L’écart-type caractérise la dispersion des valeurs.
- Affirmation :
- En mathématique, on constate que
l’intervalle
contient plus
de la moitié des valeurs de la liste.
- Valeur de l’écart-type :
-
![]()
- L’expérience est réalisée plusieurs fois dans les mêmes conditions pour vérifier la reproductibilité et éviter les erreurs grossières.
- On remarque que les valeurs sont assez dispersées.
- On ne peut pas espérer atteindre une grande précision avec cette méthode.
- On peut l’améliorer en plaçant des repères pour mieux apprécier le passage devant A et B.
- Ici, on n’est plus limité par la précision du chronométreur que par la précision du chronomètre.
Deuxième méthode :
On dispose d’un chronomètre et de capteurs électroniques pour déclencher et arrêter automatiquement le chronomètre au passage de la balle en A et B.
- On réalise 10 fois la même expérience dans les mêmes conditions. On obtient les résultats suivants :
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N° |
t (en s) |
|
1 |
0,7555 |
|
2 |
0,7553 |
|
3 |
0,7555 |
|
4 |
0,7556 |
|
5 |
0,7553 |
|
6 |
0,7556 |
|
7 |
0,7555 |
|
8 |
0,7557 |
|
9 |
0,7555 |
|
10 |
0,7553 |
- Déterminer la valeur de la moyenne de ces mesures.
- Quel est l’écart maximal par rapport à la valeur de la moyenne.
- Déterminer la valeur de l’écart-type de cette série de mesures.
- Conclusions.
- La valeur moyenne tm ≈ 0,755 s.
- Avec un écart maximal de 0,0002s par rapport à la moyenne.
- Les valeurs sont beaucoup moins dispersées.
- L’écart-type σ ≈ 0,00013 s.
- La moyenne des valeurs, tm ≈ 0,755 s, peut être donnée avec davantage de chiffres significatifs.
- La mesure est plus précise.
- L’utilisation de capteurs électroniques permet de réduire l’erreur au déclenchement et à l’arrêt du chronomètre.
III- La description du mouvement.
- Dans un référentiel donné, la trajectoire d’un point du système étudié est l’ensemble des positions successivement occupées par ce point au cours du mouvement.
- La trajectoire d’un point du système étudié dépend du référentiel d’étude.
- Dans un référentiel donné, la valeur de la vitesse v d’un point du système étudié est définie par le rapport de la distance parcourue d par la durée Δt du parcours :
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d : représente la distance parcourue en mètres (m) |
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Δt : représente la durée du parcours en secondes (s) |
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v : représente la vitesse moyenne exprimée en m / s ou m.s –1 |
- Dans un référentiel donné, les caractéristiques du mouvement d’un point du système étudié dépendent de la forme de la trajectoire et de l’évolution de la valeur de sa vitesse.
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Valeur de la vitesse Trajectoires |
Augmente |
Diminue |
Reste constante |
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Portion de droite |
Mouvement rectiligne accéléré |
Mouvement rectiligne retardé ou décéléré |
Mouvement rectiligne uniforme |
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Portion de courbe |
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1)- QCM : Pour chaque question, indiquer la (ou les) bonne(s) réponse(s).
a)- Exercice 5 page 242. Question de référentiel.
b)- Exercice 6 page 242. La poursuite par équipe.
c)- Exercice 7 page 244. Championnats du monde d’athlétisme.
d)- Exercice 12 page 244. La photofinish.
e)- Exercice 13 page 244. Prendre un bon départ.
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