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Fiche de révision 05
QCM QUESTY |
De la structure à la polarité d'une espèce chimique |
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FICHE DE RÉVISION 01 & DE
MÉTHODE
PREMIÈRE –
PHYSIQUE-CHIMIE
CHAPITRE 05
DE LA
STRUCTURE À LA POLARITÉ
D’UNE ESPÈCE CHIMIQUE
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🎯
OBJECTIFS DU CHAPITRE |
|
À la fin du
chapitre, je dois savoir :
✓ déterminer le
nombre d’électrons de valence d’un atome ; |
1)- 🔵 STABILITÉ DES ATOMES : DUET ET OCTET
-
Les gaz nobles sont
particulièrement stables car leur couche électronique externe est saturée.
-
• Hélium
He : 2
électrons sur sa couche externe → DUET
-
• Néon
Ne, Argon
Ar… : 8
électrons → OCTET
-
🎯 RÈGLE DE STABILITÉ
-
Les atomes tendent à acquérir la
configuration électronique du gaz noble le plus proche.
-
Ils peuvent y parvenir :
-
→ en gagnant des électrons → ion
négatif (anion)
-
→ en perdant des électrons → ion
positif (cation)
-
→ en partageant des électrons →
liaison covalente / molécule
-
À RETENIR
-
DUET → 2 électrons sur la couche
externe
-
OCTET → 8 électrons sur la couche
externe
-
H
cherche généralement le duet ; C,
N,
O,
F…
cherchent généralement l’octet
-
Les électrons de valence sont les
électrons présents sur la couche électronique externe.
-
Pour les éléments des trois
premières périodes, ils permettent notamment
de prévoir le nombre de liaisons que l’atome peut
former.
TABLEAU À CONNAÎTRE
|
1 |
|
|
|
|
|
|
18 |
|
H 1s1 |
2 |
13 |
14 |
15 |
16 |
17 |
He 1s2 |
|
Li …2s1 |
Be …2s2 |
B …2s22p1 |
C …2s22p2 |
N …2s22p3 |
O …2s22p4 |
F …2s22p5 |
Ne …2s22p6 |
|
Na …3s1 |
Mg …3s2 |
Al …3s23p1 |
Si …3s23p2 |
P …3s23p3 |
S …3s23p4 |
Cl …3s23p5 |
Ar …3s23p6 |
|
Élément |
e−de valence |
Tendance habituelle |
|
H |
1 |
Former 1 liaison |
|
Li |
1 |
Perdre 1 e− |
|
Be |
2 |
Perdre 2 e− |
|
B |
3 |
Former 3 liaisons |
|
C |
4 |
Former 4 liaisons |
|
N |
5 |
Former 3 liaisons |
|
O |
6 |
Former 2 liaisons |
|
F |
7 |
Former 1 liaison |
|
Ne |
8 |
Très stable |
|
Na |
1 |
Perdre 1 e− |
|
Mg |
2 |
Perdre 2 e− |
|
Al |
3 |
Perdre 3 e− |
|
Si |
4 |
Former 4 liaisons |
|
P |
5 |
Former 3 liaisons |
|
S |
6 |
Former 2 liaisons |
|
Cl |
7 |
Former 1 liaison |
|
Ar |
8 |
Très stable |
-
MÉTHODE : Pour trouver le nombre
d’électrons de valence :
-
Repérer l’élément dans le tableau
périodique.
-
Identifier sa couche électronique
externe.
-
Compter les électrons présents sur
cette couche.
-
Exemple :
O
: 1s22s22p4
-
Couche externe : …2s22p4
→ 2 + 4 = 6 électrons de valence.
3)- 🔵 SCHÉMA DE LEWIS D’UN ATOME
-
Le schéma de Lewis représente
uniquement les électrons de valence.
-
• Le symbole chimique représente le
noyau + les électrons internes.
• Les électrons de valence sont représentés
autour du symbole.
-
Un électron célibataire est
représenté par : ●
-
Un doublet d’électrons est
représenté par :
-
RÈGLE DE RÉPARTITION
-
Pour un atome possédant :
-
1
e−
→ 1 électron célibataire
-
2
e−
→ 2 électrons célibataires
-
3
e−
→ 3 électrons célibataires
-
4
e−
→ 4 électrons célibataires
-
5
e−
→ 1 doublet + 3 célibataires
-
6
e−
→ 2 doublets + 2 célibataires
-
7
e−
→ 3 doublets + 1 célibataire
-
8
e−
→ 4 doublets
-
🎯 ASTUCE MÉMO
-
Jusqu’à 4 électrons : → on place
d’abord des électrons célibataires.
-
À partir du 5e : → on commence à
former des doublets.
4)- 🔵 LIAISON COVALENTE ET SCHÉMA DE LEWIS
D’UNE MOLÉCULE
-
Une liaison covalente correspond au
partage d’un doublet d’électrons
entre deux atomes.
-
Un doublet partagé = DOUBLET LIANT.
-
Notation :
-
A – B
liaison simple ; A = B
liaison double ; A ≡ B
liaison triple
-
Un doublet qui appartient
uniquement à un atome est un DOUBLET NON LIANT.
-
Exemple :
CO2
-
O = C = O
-
Chaque
O possède 2
doublets non liants.
-
Le carbone possède 4 électrons de
valence et forme 4 liaisons au total.
-
À RETENIR :
-
Doublet LIANT → participe à une
liaison entre 2 atomes
- Doublet NON LIANT → reste localisé sur un seul atome
5)- 🟠 MÉTHODE : ÉTABLIR UN SCHÉMA DE LEWIS
-
ÉTAPE 1 : Compter tous les
électrons de valence des atomes.
-
ÉTAPE 2 : Choisir l’atome central.
-
→ généralement l’atome capable de
former le plus de liaisons.
-
→
H n’est jamais
placé au centre.
-
ÉTAPE 3 : Relier les atomes par des
liaisons simples.
-
ÉTAPE 4 : Compléter les duet /
octets des atomes périphériques.
-
ÉTAPE 5 : Placer les électrons
restants sur l’atome central.
-
ÉTAPE 6 : Si nécessaire,
transformer des doublets non liants en liaisons multiples afin de respecter
les règles de stabilité.
-
ÉTAPE 7 : Vérifier le nombre total
d’électrons.
-
⚠️ PIÈGES
-
✗ Oublier les électrons de valence.
-
✗ Donner un octet à
H :
H recherche un
DUET.
-
✗ Oublier les doublets non liants.
-
✗ Mettre
H au centre.
-
✗ Oublier de tenir compte de la
charge d’un ion.
6)- 🔵 SCHÉMA DE LEWIS D’UN ION MONOATOMIQUE
-
Un atome peut gagner ou perdre des
électrons pour atteindre une configuration stable.
-
Exemple : oxygène
O :
1s22s22p4 :
Couche externe : …2s22p4
→ 2 + 4 = 6 électrons de valence
-
O
possède 6 électrons de valence.
-
Il gagne 2 électrons :
-
O
+ 2 e−
→ O2−
-
Il possède alors 8 électrons de
valence.
-
Exemple : chlore
Cl : …3s23p5
-
Cl
possède 7 électrons de valence.
-
Il gagne 1 électron :
-
Cl
+ e−
→ Cl−
-
→ octet obtenu.
-
Exemple : sodium
Na : …3s1
-
Na
possède 1 électron de valence.
-
Il perd 1 électron :
-
Na
→ Na⁺ +
e−
-
→ configuration stable.
-
À RETENIR
-
Métaux des premières colonnes :
-
→ tendance à PERDRE des électrons
-
→ formation de CATIONS (+)
-
Halogènes (17 ième colonne) :
-
→ tendance à GAGNER des électrons
-
→ formation d’ANIONS (−)
-
Un ion polyatomique contient
plusieurs atomes et possède une charge électrique globale.
-
Exemples essentiels :
- HO– ion hydroxyde ; H3O+ ion oxonium ; NH4+ ion ammonium
-
MÉTHODE
-
Écrire les schémas de Lewis des
différents atomes.
-
Tenir compte de la charge globale
de l’ion.
-
Ajouter des électrons pour une
charge négative.
-
Retirer des électrons pour une
charge positive.
-
Former les liaisons covalentes.
-
Vérifier les duet / octets.
-
Vérifier que la charge totale
correspond à celle indiquée.
-
⚠️ PIÈGE
-
Pour un ion négatif :
-
→ on AJOUTE des électrons.
-
Pour un ion positif :
-
→ on RETIRE des électrons.
-
Exemples
à mettre : HO–
ion hydroxyde
; H3O+
ion oxonium
;
NH4+
ion ammonium
-
Une lacune électronique correspond
à un déficit de deux électrons
par rapport à la règle de l’octet.
-
Exemple :
BH3
-
Le bore possède 3 électrons de
valence : B :
…2s22p1
-
Dans
BH3,
il forme trois liaisons avec H.
-
Il ne possède alors que 6 électrons
autour de lui.
-
→ il n’a pas son octet.
-
On représente cette lacune par une
case rectangulaire.

-
À RETENIR
-
BH3
est une exception à la règle de l’octet : le bore ne possède que 6 électrons
autour de lui.
9)- 🔵 GÉOMÉTRIE DES MOLÉCULES : MÉTHODE VSEPR
-
VSEPR signifie : Valence Shell
Electron Pair Repulsion
-
= répulsion des paires d’électrons
de la couche de valence.
-
PRINCIPE FONDAMENTAL
-
Les doublets électroniques autour
d’un atome central se repoussent.
-
Ils se placent donc de manière à
être le plus éloignés possible.
-
La géométrie dépend du nombre de
directions électroniques autour
de l’atome central.
-
📐 TABLEAU DES GÉOMÉTRIES À
CONNAÎTRE
|
Nom |
Formule
brute |
Nombre de
doublets |
Représentation
de Lewis |
Caractéristiques
géométriques |
Représentation
plane |
|
Eau |
H2O |
2 doublets
liants
Et
2 doublets
non liants |
Ou
|
Molécule coudée
dH – O
≈ 96 pm
α
≈ 105 ° |
|
|
Ammoniac |
NH3 |
3 doublets
liants
Et
1 doublet
non liant |
|
Molécule
pyramidale
à base
triangulaire
dH – N
≈ 101 pm
α
≈ 107 ° |
|
|
Méthane |
CH4 |
4 doublets
liants |
|
Molécule
tétragonale
dC – H
≈ 109 pm
α
≈ 109 ° |
|
-
🎯 ORDRE DES RÉPULSIONS
-
Les doublets non liants repoussent
davantage que les doublets liants.
-
Ordre :
-
doublet non liant / doublet non
liant > doublet non liant / doublet liant > doublet liant / doublet liant
-
C’est pourquoi les angles réels
peuvent être légèrement inférieurs aux angles idéaux.
-
Exemples :
-
CH4
→ ≈ 109° : NH3
→ ≈ 107° : H2O
→ ≈ 105°
-
⚠️ PIÈGE MAJEUR : LEWIS ≠ GÉOMÉTRIE
-
Le schéma de Lewis indique :
-
→ les liaisons
-
→ les doublets non liants
-
→ l’enchaînement des atomes
-
Mais il ne représente pas
directement la forme spatiale réelle.
-
Pour déterminer la géométrie : →
utiliser VSEPR.
-
L’électronégativité
χ mesure la
capacité d’un atome à attirer vers lui le doublet d’électrons d’une liaison
covalente.
-
Plus
χ est grande :
→ plus l’atome attire les électrons.
-
TENDANCE DANS LE TABLEAU PÉRIODIQUE
-
Le fluor
F est l’un des
éléments les plus électronégatifs.
-
🎯 ASTUCE
-
Pour savoir quel atome attire le
doublet : → rechercher celui qui est le plus haut et le plus à droite
dans le tableau périodique (hors gaz nobles).
11)- 🔴 POLARITÉ D’UNE LIAISON COVALENTE
-
Lorsque deux atomes ont des
électronégativités différentes, le doublet de liaison est davantage attiré
par l’atome le plus électronégatif.
-
La liaison devient POLARISÉE.
-
On peut déterminer la différence
d’électronégativité :
-
Δχ
= | χA
– χB
|
-
Selon le cours étudié :
-
Δχ
≥ 0,4 : → liaison considérée comme polarisée.
-
L’atome le plus électronégatif
porte une charge partielle : δ−
ou (− q)
-
L’autre porte :
δ+
ou (+ q)
-
Exemple :
H —
Cl
-
Cl
est plus électronégatif que H.
-
Donc :
-
Hδ+ —
Clδ−
-
🎯 MOMENT DIPÔLAIRE : Une liaison
polarisée possède un moment dipolaire.
-
Il traduit la séparation des
charges positives et négatives.
-
Pour une liaison :
δ+
— δ−
-
Le dipôle est orienté vers l’atome
le plus électronégatif (selon la convention de représentation utilisée en
classe).
-
⚠️ À ne pas confondre :
-
• charge réelle d’un ion : +
e ou −
e
-
• charge partielle :
δ+
ou δ−
-
Une charge partielle n’est pas une
charge entière.
12)- 🔴 POLARITÉ D’UNE MOLÉCULE
-
⚠️ POINT ESSENTIEL :
-
Une molécule peut posséder des
liaisons polarisées ET être globalement APOLAIRE.
-
Il faut donc toujours étudier :
-
la polarité des liaisons ;
-
la géométrie de la molécule ;
-
la compensation éventuelle des
dipôles.
-
🟢 EXEMPLE 1 : EAU H₂O
-
Les liaisons
O – H sont
polarisées.
-
O
est plus électronégatif que H.
-
Mais
H2O
est coudée.
-
Les deux dipôles ne se compensent
pas.
-
→
H2O
est POLAIRE.

-
🟢 EXEMPLE 2 : DIOXYDE DE CARBONE
CO2
-
Les liaisons
C = O sont
polarisées.
-
Mais
CO2
est LINÉAIRE :
-
O = C = O
-
Les deux dipôles sont opposés et de
même intensité.
-
→ ils se compensent.
-
→
CO2
est APOLAIRE.
-
🎯 RÈGLE À RETENIR
-
Liaisons polarisées ≠ forcément
molécule polaire.
-
Il faut tenir compte de la
géométrie.
-
🟢 EXEMPLE 3 : AMMONIAC
NH3
-
Les
liaisons N – H
sont polarisées.
-
La molécule est pyramidale à base
triangulaire.
-
Les dipôles ne se compensent pas.
-
→
NH3
est POLAIRE.
-
🟢 EXEMPLE 4 : BORANE BH₃
-
Les liaisons
B – H sont
polarisées.
-
Mais
BH3
est triangulaire plane et parfaitement symétrique.
-
Les dipôles se compensent.
-
→
BH3
est APOLAIRE.

-
📌 MÉTHODE : DÉTERMINER SI UNE
MOLÉCULE EST POLAIRE
-
ÉTAPE 1 : Établir le schéma de
Lewis.
-
ÉTAPE 2 : Déterminer la géométrie
avec VSEPR.
-
ÉTAPE 3 : Comparer les
électronégativités des atomes liés.
-
ÉTAPE 4 : Identifier les liaisons
polarisées.
-
ÉTAPE 5 : Représenter mentalement
les dipôles.
-
ÉTAPE 6 : Vérifier s’ils se
compensent.
-
→ compensation totale : MOLÉCULE
APOLAIRE
-
→ pas de compensation : MOLÉCULE
POLAIRE
-
🎯 PHRASE TYPE POUR UNE COPIE
-
« Les liaisons
A – B sont
polarisées car les électronégativités des atomes
A et
B sont
différentes.
-
Cependant, compte tenu de la
géométrie de la molécule, les dipôles se compensent / ne se compensent pas.
-
La molécule est donc apolaire /
polaire. »
-
Une liaison hydrogène est une
interaction entre :
-
→ un
H lié à un
atome très électronégatif A
ET → un atome B
très électronégatif possédant au moins un doublet non liant.
-
Les atomes fréquemment concernés
sont : N ;
O ;
F
-
Représentation de la liaison
hydrogène :
-
Exemple majeur :
-
H2O
-
l’oxygène
O est plus
électronégatif que l’hydrogène H.
-
Les molécules d’eau peuvent donc
établir des liaisons hydrogène entre elles.
-
Schématiquement :
-
O – H ··· O
-
Les trois atomes participant à la
liaison hydrogène sont généralement presque alignés.
-
💧 CONSÉQUENCE : EAU vs MÉTHANE
-
EAU
H2O
-
→ molécules polaires
-
→ liaisons hydrogène
-
→ forte cohésion entre molécules
-
→ températures de changement d’état
relativement élevées
-
Méthane
CH4
-
→ molécule apolaire
-
→ pas de liaison hydrogène
-
→ interactions beaucoup plus
faibles
-
→ températures de changement d’état
beaucoup plus basses.
- EAU :
- Tfusion
≈ 0 °C
-
Tébullition
≈ 100 °C sous pression atmosphérique
- MÉTHANE :
- Tfusion ≈ −184 °C
- Tébullition
≈ −164 °C sous pression atmosphérique
-
⚠️ La température d’ébullition
dépend notamment de la pression.
-
Dans l’eau, les liaisons hydrogène
entre les molécules d’eau augmente la cohésion des états solide et liquide.
-
Ce qui n’est pas le cas dans du
méthane.
-
Ceci explique que les températures
de changement d’état soient plus élevées pour l’eau que pour le méthane.
-
Ceci est vrai pour toutes les
molécules qui forment des liaisons hydrogène
14)- ⭐ TABLEAU ULTRA-RÉCAPITULATIF
|
Nom |
Formule brute |
Nombre de
doublets
|
Représentation
de Lewis |
Caractéristiques
géométriques |
Représentation
plane |
|
Eau
(polaire) |
H2O |
2 doublets
liants
Et
2 doublets
non liants |
Ou
|
Molécule
coudée
dH– O
≈ 96 pm
α
≈ 105 °
polaire |
|
|
Ammoniac
(polaire) |
NH3 |
3 doublets
liants
Et
1 doublet
non liant |
|
Molécule
pyramidale
à base
triangulaire
dH–N
≈ 101 pm
α
≈ 107 °
Polaire |
|
|
Méthane
(apolaire) |
CH4 |
4 doublets
liants |
|
Molécule
tétragonale
dC – H
≈ 109 pm
α
≈ 109 °
Non polaire |
|
|
Dioxyde
de carbone
|
CO2 |
4 doublets
liants
Et
4 doublets
non liants |
|
Molécule
linéaire
Non polaire |
O = C = O |
|
Borane
|
BH3 |
3 doublets
liants Et une
lacune
électronique |
|
Molécule
plane
Non polaire |
|
|
Chlorure
d’hydrogène
|
HCl |
1 doublet
Liant
Et
3 doublets
non liants |
|
Molécule
linéaire
Polaires |
H – Cl |
|
Dioxyde
de soufre
|
SO2 |
4 doublets
liants Et 4 doublets
non liants
Ou 3 doublets
liants Et 6 doublets
non liants |
Ou
VSEPR
|
Molécule
Coudée
Angle α ≈ 120 °
Polaire |
O = S = O |
15)- ⭐ LES FORMULES ET RELATIONS À CONNAÎTRE
-
DIFFÉRENCE D’ÉLECTRONÉGATIVITÉ :
-
Δχ
= | χA −
χB |
-
Unité : → aucune unité.
-
Dans le modèle du cours : si
Δχ ≥
0,4 : → liaison polarisée.
-
CHARGE ÉLECTRIQUE :
-
q
= n ×
e
-
q
: charge électrique en coulomb (C)
-
n
: nombre entier d’électrons transférés
-
e
: charge élémentaire
-
e
≈ 1,60 × 10−19 C
-
⚠️ Pour une charge partielle δ, on
ne doit pas automatiquement utiliser q
= e :
-
une charge partielle est inférieure
en valeur absolue à la charge élémentaire dans une liaison covalente
polarisée.
-
DISTANCE ATOMIQUE :
-
Les distances de liaison sont
souvent exprimées en picomètres :
-
1 pm = 10−12
m
16)- 🚨 LES PIÈGES CLASSIQUES DU CONTRÔLE
-
❌ PIÈGE 1 : « Liaison polarisée =
molécule polaire »
-
FAUX !
-
Exemple :
CO2
possède des liaisons C = O
polarisées mais la molécule est apolaire.
-
❌ PIÈGE 2 : Oublier la géométrie.
-
La polarité d’une molécule dépend
de la disposition spatiale des liaisons.
-
❌ PIÈGE 3 : Donner un octet à
l’hydrogène.
-
FAUX ! :
H → DUET.
-
❌ PIÈGE 4 : Confondre doublet liant
et doublet non liant.
-
Liant : → entre deux atomes.
-
Non liant : → localisé sur un seul
atome.
-
❌ PIÈGE 5 : Oublier les électrons
correspondant à la charge d’un ion.
-
Ion
− : → ajouter
des électrons.
-
Ion
+ : → retirer
des électrons.
-
❌ PIÈGE 6 : Dire qu’un doublet non
liant ne joue aucun rôle.
-
FAUX ! : Il influence fortement la
géométrie par les répulsions électroniques.
-
❌ PIÈGE 7 : Confondre charge
entière et charge partielle.
-
Ion : → charge entière
+ ou
−.
-
Molécule polarisée : → charges
partielles δ+
et δ−.
17)- 🏆 MÉTHODE « 5 QUESTIONS » À APPLIQUER AU
CONTRÔLE
-
Devant une molécule inconnue, se
poser systématiquement :
-
① COMBIEN D’ÉLECTRONS DE VALENCE ?
-
Déterminer les électrons de chaque
atome.
-
② QUEL SCHÉMA DE LEWIS ?
-
Former les liaisons et placer les
doublets non liants.
-
③ QUELLE GÉOMÉTRIE ?
-
Compter les directions
électroniques autour de l’atome central. Appliquer VSEPR.
-
④ QUELLES LIAISONS SONT POLARISÉES
?
-
Comparer les électronégativités.
-
⑤ LA MOLÉCULE EST-ELLE POLAIRE ?
-
Regarder si les dipôles se
compensent.
-
🎯 C’est LA démarche essentielle du
chapitre.
FICHE DE RÉVISION 02
Chapitre 05 : De la structure à la
polarité d’une espèce chimique
Objectif de la fiche :
savoir passer de la structure
électronique d’un atome à son schéma de Lewis,
prévoir la géométrie d’une molécule
avec le modèle VSEPR,
puis conclure sur la polarité d’une
liaison ou d’une molécule.
À retenir :
Lewis indique les doublets,
VSEPR indique la géométrie,
et
l’électronégativité + la géométrie
permettent de décider si une espèce est polaire.
1)- Les points importants à connaître absolument
-
Couche de valence :
dernière couche électronique occupée ; ce sont ses électrons qui participent
aux liaisons chimiques.
-
Règle du duet :
les atomes de la première couche cherchent à avoir 2 électrons de valence,
comme l’hélium.
-
Règle de l’octet :
les atomes des périodes 2 et 3 tendent à avoir 8 électrons de valence, comme
les gaz nobles.
-
Schéma de Lewis :
il représente les électrons de valence sous forme de doublets liants,
doublets non liants et éventuellement lacunes électroniques.
-
Modèle VSEPR :
les doublets électroniques autour de l’atome central se repoussent et
s’organisent pour être le plus éloignés possible.
-
Molécule polaire :
les liaisons doivent être polarisées et les centres moyens des charges
partielles positives et négatives ne doivent pas être confondus.
2)-
Vocabulaire et notions clés
|
Notion |
Définition utile |
À ne pas confondre avec |
|
Doublet liant |
Paire d’électrons partagée entre
deux atomes ; elle correspond à une liaison
covalente. |
Doublet non liant, qui appartient à un seul atome. |
|
Doublet non liant |
Paire d’électrons de valence
localisée sur un atome et non engagée dans une
liaison. |
Charge formelle : un doublet non liant n’implique
pas forcément une charge. |
|
Lacune électronique |
Manque d’un doublet d’électrons
par rapport à l’octet ; elle se représente par une case
vide. |
Un doublet non liant : la lacune est une absence d’électrons. |
|
Électronégativité χ |
Tendance d’un atome à attirer
vers lui le doublet d’une liaison covalente. |
Charge électrique totale de l’espèce chimique. |
|
Polarité |
Répartition dissymétrique des
charges partielles dans une liaison ou
une molécule. |
Présence de liaisons polarisées seulement : la géométrie compte aussi. |
3)- Méthode rapide pour construire un schéma de
Lewis
-
Écrire la configuration
électronique de chaque atome et repérer
les électrons de valence.
-
Choisir l’atome central
: souvent celui qui peut former le plus de liaisons ;
-
l’hydrogène n’est jamais central.
-
Compter les électrons de valence
totaux : ajouter les électrons si l’ion
est négatif, en retirer si l’ion est positif.
-
Former les liaisons simples autour
de l’atome central.
-
Compléter les doublets non liants
pour respecter le duet de H
et l’octet des autres atomes.
-
Vérifier le total d’électrons,
la charge de l’ion et la stabilité de chaque atome.
-
Si nécessaire, former des liaisons
doubles ou triples pour satisfaire l’octet.
4)- Formules, grandeurs et unités à retenir
|
Grandeur / écriture |
Signification |
Unité |
|
χ |
Électronégativité d’un élément ;
plus χ est grande, plus l’atome attire le doublet de
liaison. |
Sans unité |
|
Δχ = | χ(A) – χ
(B) | |
Différence d’électronégativité
entre deux atomes liés ; elle indique le degré de polarisation de la liaison. |
Sans unité |
|
δ+ / δ− |
Charges partielles créées par une liaison polarisée :
δ− sur l’atome le plus
électronégatif, δ+ sur l’autre. |
Pas d’unité usuelle au programme |
|
d |
Distance entre deux noyaux dans une liaison covalente,
par exemple dO–H. |
pm ; 1 pm = 10−12 m |
|
α |
Angle entre deux liaisons autour d’un atome central. |
degré : ° |
|
Tfus,
Téb |
Températures de fusion et
d’ébullition ; elles peuvent être plus élevées
si des liaisons hydrogène
existent. |
°°C ou K |
5)- Géométrie VSEPR : tableau express
|
Autour de l’atome central |
Géométrie |
Angle typique |
Exemple |
|
2 doublets liants, 0 non liant |
Linéaire |
180° |
CO2 |
|
3 zones électroniques |
Triangulaire plane |
≈ 120° |
CH2O |
|
4 doublets liants |
Tétraédrique |
≈ 109° |
CH4 |
|
3 doublets liants + 1 non liant |
Pyramidale à base triangulaire |
≈ 107° |
NH3 |
|
2 doublets liants + 2 non liants |
Coudée |
≈ 105° |
H2OO |
6)- Décider si une molécule est polaire : méthode en
3 questions
-
Les liaisons sont-elles polarisées
?
-
Comparer les électronégativités :
l’atome le plus électronégatif porte δ−.
-
Quelle est la géométrie réelle ?
-
Utiliser VSEPR et ne pas se limiter
au schéma de Lewis à plat.
-
Les centres G+ et G− sont-ils
confondus ?
-
S’ils sont confondus, la molécule
est apolaire ; sinon, elle est polaire.
-
Exemples incontournables :
-
HCl
est polaire car Cl
attire le doublet de liaison ;
-
H2O
est polaire car elle est coudée ;
-
CO2
est apolaire malgré deux liaisons C
= O polarisées, car la molécule est
linéaire et symétrique ;
-
CH4
est apolaire car sa
géométrie tétraédrique est symétrique.
-
Pour Lewis :
toujours compter les électrons avant de dessiner ; un schéma joli mais avec
un mauvais nombre d’électrons est faux.
-
Pour les ions :
ajouter 1 électron par charge négative et retirer 1 électron par charge
positive.
-
Pour VSEPR :
compter les zones électroniques autour de l’atome central ; une liaison
simple, double ou triple compte comme une seule zone de répulsion.
-
Pour la polarité :
raisonner sur la molécule entière, pas seulement sur une liaison.
-
Pour les liaisons hydrogène :
chercher un H
lié à O,
N,
F ou
parfois Cl,
et un atome électronégatif porteur de doublets non liants.
8)-
Erreurs fréquentes et pièges à éviter
|
Piège |
Pourquoi c’est faux |
Réflexe correct |
|
Dire qu’une molécule est
polaire dès qu’elle possède une liaison polarisée. |
Les moments de liaison peuvent se compenser par symétrie. |
Vérifier la géométrie et la position de G+ et
G−. |
|
Oublier les doublets non
liants dans VSEPR. |
Ils repoussent fortement les autres doublets et modifient les angles. |
Compter tous les doublets autour de l’atome central. |
|
Confondre liaison double
et deux directions VSEPR. |
Une liaison double correspond à une seule zone électronique autour de l’atome central. |
Compter une liaison multiple
comme une seule direction. |
|
Placer l’hydrogène au centre. |
H
ne peut former qu’une liaison et respecte le duet. |
Mettre H en périphérie. |
|
Attribuer une charge d’ion
sans vérifier les électrons. |
La charge dépend du gain ou de la perte d’électrons. |
Ion négatif
: électrons ajoutés ; ion positif
: électrons retirés. |
-
Phrase-clé :
-
la structure électronique donne les
électrons de valence ;
-
les électrons de valence permettent
de construire Lewis ;
-
Lewis permet de compter les
doublets ;
-
lles doublets donnent la géométrie
VSEPR ;
-
la géométrie et l’électronégativité
permettent de conclure sur la polarité.
10)- Fiche mémo express — Structure, géométrie et
polarité
-
À SAVOIR EN 30 SECONDES :
-
électrons de valence → Lewis →
doublets → géométrie VSEPR → polarité.
-
Une molécule est polaire si elle
possède des liaisons polarisées et
une géométrie non symétrique.
|
1. Lewis |
2. VSEPR |
3. Polarité |
|
Compter les électrons
de valence. H respecte le duet ;
C, N, O, F respectent
surtout l’octet. Ion – : on ajoute
des électrons ;
ion + : on en retire. |
Compter les zones
électroniques
autour de l’atome central. Liaison simple, double ou
triple = 1 zone. Les doublets non liants repoussent plus fortement. |
Comparer les électronégativités
: l’atome le plus électronégatif
porte δ−. Regarder la géométrie réelle. Si G+ et
G− sont confondus : apolaire
;
sinon :
polaire. |
-
Méthodes flash
|
Question |
Réflexe immédiat |
|
Faire un schéma
de Lewis ? |
Je compte les électrons de
valence, je relie les atomes, je
complète les doublets, je vérifie duet/octet et
charge. |
|
Prévoir une
géométrie ? |
Je compte les zones
électroniques autour de l’atome central puis j’applique VSEPR. |
|
Dire si c’est
polaire ? |
Je cherche les liaisons
polarisées
puis je vérifie si la forme
annule
ou non les effets de
polarisation. |
-
Tableau mémo VSEPR
|
Disposition autour de A |
Forme |
Angle |
Exemple |
|
2 zones |
Linéaire |
180° |
CO2 |
|
3 zones |
Triangulaire plane |
≈ 120° |
CH2O |
|
4 liaisons |
Tétraédrique |
≈ 109° |
CH4 |
|
3 liaisons +
1 doublet non liant |
Pyramidale |
≈ 107° |
NH3 |
|
2 liaisons +
2 doublets non liants |
Coudée |
≈ 105° |
H2O |
-
Formules /
unités à retenir :
-
χ
et Δχ
sont sans unité
;
-
Δχ
= | χ (A)
– χ (B)
| ;
-
d
se mesure en pm
avec 1 pm = 10−12 m ;
-
α
se mesure en °
;
-
Tfus
et Téb en
°C ou
K.
-
Pièges à
éviter :
-
ne pas oublier les doublets non
liants ;
-
ne jamais mettre
H au centre ;
-
ne pas confondre liaison polarisée
et molécule polaire ;
-
ne pas compter une double liaison
comme deux directions ;
-
ne pas oublier la charge d’un ion
dans le nombre d’électrons.
-
Phrase ultra-mémo :
-
« Je compte, je dessine, je vois en
3D, je compare χ,
puis je conclus : polaire ou apolaire. »
11)- Carte mentale synthétique — Structure →
Géométrie → Polarité
-
THÈME CENTRAL :
-
une espèce chimique se comprend en
suivant la chaîne :
-
électrons de valence → Lewis →
VSEPR → polarité → interactions.
|
🧠
CŒUR DU CHAPITRE
STRUCTURE →
POLARITÉ |
1. STABILITÉ Gaz nobles →
duet ou octet. Les atomes
deviennent stables en
formant des ions ou des
molécules. |
2. LEWIS Représente
les électrons de valence. Doublet liant
= liaison. Doublet
non liant = porté par
un seul atome. |
|
3. IONS
Ion − :
électrons ajoutés.
Ion + :
électrons retirés.
Toujours vérifier
la charge. |
MÉTHODE
FLASH Compter → Relier → Compléter
→ Vérifier Nombre total
d’électrons + duet/octet
+ charge. |
4. LACUNE Déficit de 2
électrons. Exemple type
: BH3. Attention :
ce n’est pas un doublet
non liant. |
|
5. VSEPR
Les doublets se
repoussent.
Ils s’éloignent au
maximum.
Une liaison multiple
= 1 zone. |
6. FORMES
À MÉMORISER 2 zones :
linéaire, 180°. 3 zones :
triangulaire, 120°. 4 zones :
tétraédrique, 109°. NH3 : pyramidale ; H2O
: coudée. |
7.
POLARITÉ Comparer les
électronégativités χ. Le plus
électronégatif porte δ−. Molécule
polaire si G+ et G− non
confondus. |
|
8. EXEMPLES REPÈRES
HCl
: polaire.
H2O
: polaire.
CO2
: apolaire.
CH4
: apolaire. |
9. LIAISON
H H
lié à O, N, F ou Cl. Atome voisin
très électronégatif avec doublet
non liant. Augmente la
cohésion et les
températures de changement
d’état. |
10. PIÈGES Ne pas
oublier les doublets non liants. H
jamais au centre. Liaison
polarisée ≠ molécule forcément
polaire.
La géométrie décide souvent. |
-
« Si je connais les électrons de
valence, je construis Lewis ;
-
si je connais Lewis, je prévois la
géométrie ;
-
si je connais la géométrie et
χ,,
-
je conclus sur la polarité. »